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Moyen Orient et Monde - Irak

Sarkozy en visite surprise à Bagdad

Le président français Nicolas Sarkozy, lors d'une visite surprise de quelques heures hier à Bagdad, a donné son feu vert aux entreprises françaises pour qu'elles investissent en Irak après une absence de près de 20 ans due à l'embargo international et à l'insécurité. « Ma venue ici, c'est pour dire aux entreprises françaises : "c'est le moment, venez investir" », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki. M. Sarkozy, premier président français à se rendre en Irak depuis sa création en 1921, a annoncé qu'une large délégation d'entreprises françaises, conduite par le Premier ministre français François Fillon et le chef de la diplomatie Bernard Kouchner, viendrait en Irak « d'ici à l'été ». Après l'invasion conduite par les États-Unis en 2003, à laquelle la France s'était opposée, puis l'insécurité qui s'était ensuivie, notamment les rapts d'étrangers, il était fortement déconseillé aux compagnies françaises de venir en Irak. La situation s'est toutefois nettement améliorée depuis un an.
Le chef de l'État français a par ailleurs annoncé la construction prochaine d'une nouvelle ambassade de France à Bagdad et de deux consulats, l'un à Erbil (Kurdistan), l'autre dans la ville portuaire de Bassora (Sud), véritable poumon économique du pays, « afin d'aider ces entreprises qui viendront investir ». Parmi les domaines envisagés, le président français a cité la défense, le secteur pétrolier avec Total, et l'eau. « Nous sommes à l'écoute des demandes que nous feront les Irakiens », a-t-il dit.
Par ailleurs, M. Sarkozy a répondu favorablement à la demande de M. Maliki d'aider son pays à « obtenir la levée des sanctions internationales qui le frappent depuis l'invasion du Koweït » en août 1990. « Vous ne représentez plus une menace pour le monde (...). Vous pouvez compter sur la France pour (votre) réintégration dans la communauté internationale », a-t-il dit. Le Conseil de sécurité de l'ONU a commencé à passer en revue une série de résolutions et de sanctions imposées à la suite de l'invasion de l'émirat voisin par Saddam Hussein.
Qualifiée d'« historique » tant par M. Sarkozy que par son homologue irakien Jalal Talabani, cette visite est également la première d'un président européen depuis le renversement de Saddam Hussein en 2003. « C'est maintenant qu'il faut aider l'Irak, qu'il faut s'engager », a dit le président français en présence de M. Talabani. « La France croit à l'unité de l'Irak. Le monde a besoin d'un Irak uni, démocratique, souverain et fort. Notre appui sera constant et sans ingérence », a-t-il assuré. Il s'est aussi engagé à une collaboration « sans limites » de la France à la reconstruction de l'Irak. « Nous pouvons vous aider à former vos élites (...), nous pouvons vous aider s'agissant des forces de police et de sécurité, nous pouvons collaborer, former et équiper aussi l'armée irakienne », a-t-il poursuivi.
Après l'Irak, Nicolas Sarkozy s'est rendu dans le sultanat d'Oman, puis il ira à Bahreïn et Koweït aujourd'hui, dans le cadre d'une tournée visant à renforcer la position de la France dans ces trois pays du Golfe.
Le président français Nicolas Sarkozy, lors d'une visite surprise de quelques heures hier à Bagdad, a donné son feu vert aux entreprises françaises pour qu'elles investissent en Irak après une absence de près de 20 ans due à l'embargo international et à l'insécurité. « Ma venue ici, c'est pour dire aux entreprises françaises : "c'est le moment, venez investir" », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki. M. Sarkozy, premier président français à se rendre en Irak depuis sa création en 1921, a annoncé qu'une large délégation d'entreprises françaises, conduite par le Premier ministre...
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