« En 2009, nous allons avoir un même niveau d'activité qu'en 2008, mais je ne peux pas dire de quoi sera faite 2010 », résume Riad Kamal, directeur général d'Arabtec, un géant du secteur basé à Dubaï. « Personne ne s'attendait à cette crise (...) qui a surpris tout le monde », a déclaré M. Kamal en marge du Salon Arabian World Construction Summit.
« Les entrepreneurs du secteur privé étaient les gros joueurs en 2008, mais ils sont en train de perdre cette place en raison de la crise financière. Il revient maintenant aux gouvernements de stimuler le secteur par des dépenses » sur les grands projets, estime Fatima Obaid al-Jaber, une dirigeante du groupe al-Jaber d'Abou Dhabi actif dans le BTP, le tourisme et le transport.
Selon un rapport publié le 5 février, des projets de construction totalisant 582 milliards de dollars ont été gelés dans le seul État des Émirats arabes unis en raison de la crise financière mondiale. Un chiffre exagéré pour M. Kamal qui pense qu'il inclut des projets encore dans les cartons et qui n'ont pas été effectivement lancés.
Toutefois, le retournement de tendance, notamment à Dubaï, est réel.
« Je pense que les clients (les promoteurs) sont en train de prendre le temps pour examiner l'opportunité de ces projets et s'ils ont des acheteurs » potentiels, a reconnu M. Kamal, estimant que l'offre dépasse actuellement la demande.
Et même à Abou Dhabi, où la demande est pressante, la même tendance est observée. « Pour les nouveaux projets, nous réfléchissons à leur utilité pour le marché », déclare Sami Asad, d'Aldar Properties d'Abou Dhabi, un des géants de l'immobilier.


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