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Liban

Les réserves sur la Cedaw : avancée au Maroc, statu quo au Liban

Pour la Journée de la femme arabe, le Collectif de développement de la recherche et de la formation - Action (CRTDA) a organisé vendredi une conférence à la Maison des Nations unies pour marquer une avancée au Maroc dans le sens d'une levée des réserves sur la Convention sur l'élimination de toutes sortes de discrimination à l'égard des femmes (Cedaw), alors que le statu quo persiste au Liban comme dans d'autres pays arabes. À cette occasion, le représentant du ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud, son conseiller Rabih el-Chaer, a réitéré la promesse du ministre de faire parvenir au Conseil des ministres le texte d'une loi visant à permettre à la Libanaise d'accorder à ses enfants étrangers sa nationalité, et ce avant les élections législatives.
Rappelons que le droit d'accorder la nationalité, consacré par la Cedaw, fait l'objet de réserves dans de nombreux pays arabes dont le Liban. Au Maroc cependant, et comme dans d'autres pays à l'instar de l'Égypte par exemple, ce droit a été accordé à la femme après une longue lutte. Pour ce qui est de l'ensemble des réserves sur la Cedaw, les femmes marocaines ont réalisé très récemment une avancée décisive : le roi du Maroc Mohammad VI a envoyé une lettre au gouvernement recommandant la levée de ces réserves. Il reste au gouvernement marocain de notifier les Nations unies d'une décision allant dans ce sens, mais ce ne serait plus qu'une question de temps.
C'est ce qui a été exposé par Naïma Hamoumi, vice-présidente de l'Association démocratique des femmes du Maroc (AFDM). Elle précise que les réserves émises par son pays à l'encontre de la Cedaw étaient « importantes » et justifiées par les autorités comme étant « contradictoires avec la charia ». Elles touchent au droit politique, à la place de la femme au sein de la famille, à la transmission de la nationalité... L'action des militantes a consisté à faire pression à plusieurs niveaux et à exercer du lobbying, en faisant notamment circuler une pétition sur Internet, jusqu'à ce que la lettre royale change désormais la donne.
L'expérience libanaise a été relatée par Lina Abou Habib, directrice du CRTDA. D'autres mots avaient été prononcés par Miranda Hawa, présidente par intérim du centre de la femme à l'Escwa, Nazha Omlil, épouse de l'ambassadeur du Maroc, et Rabih el-Chaer, représentant le ministre de l'Intérieur.
Pour la Journée de la femme arabe, le Collectif de développement de la recherche et de la formation - Action (CRTDA) a organisé vendredi une conférence à la Maison des Nations unies pour marquer une avancée au Maroc dans le sens d'une levée des réserves sur la Convention sur l'élimination de toutes sortes de discrimination à l'égard des femmes (Cedaw), alors que le statu quo persiste au Liban comme dans d'autres pays arabes. À cette occasion, le représentant du ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud, son conseiller Rabih el-Chaer, a réitéré la promesse du ministre de faire parvenir au Conseil des ministres le texte d'une loi visant à permettre à la Libanaise d'accorder à ses enfants étrangers sa...
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