Dans des déclarations faites au cours des deux derniers jours, M. Harb, qui vient de lancer sa campagne électorale dans les hauteurs du caza de Batroun, a ajouté que « si le 14 Mars remporte le scrutin, la minorité devra se contenter de former l'opposition ».
« Et si nous ne gagnons pas, nous ne participerons pas au pouvoir. Nous serons nous-mêmes dans l'opposition et il faudra que le 8 Mars gouverne seul le pays », a-t-il dit.
« Ces élections sont cruciales et extraordinaires. C'est pour cela que nous devons en votant faire preuve d'éveil, de culture et de responsabilité », a souligné le député.
« Nous n'oublierons pas qu'il n'y a pas bien longtemps, nous avons pris part aux funérailles de sept députés et responsables parmi nos camarades. Ils sont tombés en martyrs tout près de nous au service de l'indépendance du Liban. Voilà pourquoi il faudra toujours se souvenir que cette bataille n'est pas une bataille entre individus », a poursuivi M. Harb, appelant les électeurs à « ne jamais abandonner les principes de la révolution du Cèdre, quoi qu'il arrive ».
Il a appelé ses partisans à se rendre massivement à la manifestation du 14 février, place des Martyrs, « pour dire au monde que c'est cela, le Liban, le Liban de la liberté, de la souveraineté, que c'est cela les Libanais qui ne reculent pas et ne se laissent pas acheter et vendre ».
Selon lui, « le 14 Mars est constant dans ses positions » et il est « ouvert » en direction de la Syrie et de l'Iran. « Mais cette ouverture ne signifie pas que nos problèmes avec la Syrie et l'Iran sont terminés. Ils ne le seront que lorsque le contentieux sera clos, comme par exemple la question des détenus dans les prisons syriennes, la frontière et les fermes de Chebaa, les bases palestiniennes proches de la frontière et le trafic d'armes. Quand tous ces problèmes seront réglés, nous serons disposés à avoir les meilleures relations d'État à État avec la Syrie », a-t-il dit.


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