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Liban

Maha : La foi m’a sauvée de la dépendance

Maha, 39 ans, est l'une de ces nombreuses personnes dont la vie était suspendue aux lèvres de la voyante et guidée par ses paroles. Pour elle, tout a commencé il y a près de sept ans. « J'étais en relation avec un homme dont j'étais obsédée, confie-t-elle. Un soir, je me promenais avec mes parents et j'ai vu non loin du café où nous étions installés une petite porte sur laquelle on pouvait lire "tarot". Cet homme hantait mes esprits et ce soir-là j'avais besoin de savoir ce qui allait se passer. » Réticente au début, Maha se décide à franchir le pas. « Je suis très croyante et j'ai peur du spiritisme, poursuit-elle. Mais d'un autre côté, je souffrais. Je voulais absolument savoir ce qui allait advenir. La femme m'ouvrit les cartes et m'annonça que nous allions avoir une grande dispute. Ce qui était survenu effectivement le lendemain. »
C'était le premier contact de Maha avec le monde de l'invisible. Une première expérience suffisante pour qu'elle mène sa vie suivant les prédictions de la voyante. « Je suis revenue chez elle et tout ce qu'elle me disait se réalisait, raconte Maha. Je la visitais une fois le mois et voulais savoir le détail du détail concernant cet homme. Je lui demandais même d'ouvrir les cartes pour connaître ses relations avec d'autres femmes ou avec celles qui m'ont précédée. Ma consultation durait deux heures et non pas une demi-heure ou une heure comme les autres. À la fin, c'était elle qui me renvoyait. J'ai fini même par la consulter au téléphone pour des questions précises. Lorsqu'elle ne pouvait pas me recevoir, je me dirigeais vers d'autres voyantes, dont les honoraires étaient nettement plus élevés. Il m'arrivait de taper à la porte de deux ou trois autres voyantes par mois et je courais tous les festivals de la voyance. Mais leurs prédictions ne se sont jamais réalisées. Mais avec elle, tout était vrai. Elle est forte. Je l'ai même conseillée à plusieurs de mes amies. »
Obsédée par son amoureux et sujette à l'inquiétude et à l'angoisse, Maha s'est acheté des tarots et des ouvrages sur l'astrologie et la voyance. « Aussi, j'inscrivais aussi tout ce qu'elle me disait. J'ai des cahiers entiers que je garde toujours. »
Il y a près de trois ans, Maha a décidé d'arrêter ces consultations. « Un soir, j'étais avec des amis et on parlait de religion et de voyance, se souvient-elle. Cette conversation m'a ouvert les yeux et j'ai senti alors combien je m'éloignais de Dieu. J'ai décidé alors de tout abandonner. Je me suis débarrassée des tarots et des ouvrages, et je me suis dit que la mort serait la pire chose qui puisse m'arriver. Et je suis prête à l'accepter. Advienne que pourra. Ma foi m'a sauvée de ma dépendance et je me sens mieux. »
N'a-t-elle pas essayé de consulter des psychologues ? « Si, répond Maha. Mais ils m'écoutaient sans pour autant me donner une solution, au moment où j'avais besoin de savoir comment agir. Avec la voyante, j'avais non seulement des solutions, mais je savais aussi ce qui allait se passer. Je ne demandais pas mieux que ça, même si j'étais dérangée lorsqu'elle m'annonçait de mauvaises nouvelles. Mais au moins j'étais préparée au pire. »
Maha et son ami ont rompu. « Il s'est marié et il a sa famille. Nous sommes restés amis. Je continue à être obsédée par lui, mais pas autant qu'avant. Parfois, j'ai la curiosité de savoir ce qui se passe dans sa vie, d'autant que je le soupçonne de mener une relation extraconjugale. Mais je me retiens. Sa vie ne me regarde plus. Et puis, je ne veux plus avoir affaire au monde de la voyance. »
Maha, 39 ans, est l'une de ces nombreuses personnes dont la vie était suspendue aux lèvres de la voyante et guidée par ses paroles. Pour elle, tout a commencé il y a près de sept ans. « J'étais en relation avec un homme dont j'étais obsédée, confie-t-elle. Un soir, je me promenais avec mes parents et j'ai vu non loin du café où nous étions installés une petite porte sur laquelle on pouvait lire "tarot". Cet homme hantait mes esprits et ce soir-là j'avais besoin de savoir ce qui allait se passer. » Réticente au début, Maha se décide à franchir le pas. « Je suis très croyante et j'ai peur du spiritisme, poursuit-elle. Mais d'un autre côté, je souffrais. Je voulais...
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