Le président américain, Barack Obama, a réaffirmé son intention de permettre l’ouverture de discussions avec l’Iran et de tendre la main au régime islamique, si ce dernier « desserre le poing ». « Je pense qu’il est important que nous soyons prêts à parler à l’Iran pour dire très clairement où sont nos divergences, mais aussi où se trouvent les possibilités de progrès », a dit M. Obama dans un entretien accordé à la chaîne de télévision satellitaire al-Arabiya. « Au cours des prochains mois, nous allons élaborer le cadre général et l’approche. Et, comme je l’ai dit dans mon discours d’investiture, si des pays comme l’Iran sont prêts à ouvrir le poing, ils trouveront une main tendue de notre part », a-t-il ajouté. « J’ai dit, au cours de ma campagne électorale, qu’il était très important de veiller à utiliser tous les instruments de la puissance américaine, y compris la diplomatie, dans nos rapports avec l’Iran », a-t-il conclu.
Le porte-parole du gouvernement iranien, Gholam Hossein Elham, cité par l’agence ISNA, a répondu à ces propos en déclarant que l’Iran attend un « changement concret » de la politique américaine à l’égard de Téhéran, ajoutant que la République islamique attendrait de voir si « ces changements ont lieu ou pas, et les commentera en temps utile ». M. Elham commentait également des propos de la nouvelle ambassadrice américaine à l’ONU, Susan Rice, qui a évoqué une « diplomatie vigoureuse » qui comprendra une « diplomatie directe » envers Téhéran. Il a expliqué que le changement attendu avait été défini antérieurement par le président Mahmoud Ahmadinejad, à savoir que « l’Amérique devrait accepter que son gouvernement se cantonne dans ses frontières et ne soit pas un empire ».
En soirée, la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a appelé l’Iran à « manifester sa volonté de dialogue sérieux ». « En ce qui concerne l’Iran, les Iraniens ont une occasion claire, comme le président l’a dit dans son interview, de manifester leur volonté de dialogue sérieux avec la communauté internationale », a-t-elle déclaré. « C’est à eux de décider si ce poing va se desserrer ou non », a ajouté Mme Clinton. Elle est restée discrète sur la forme que pourraient prendre ces discussions, mais elle a annoncé que les États-Unis continueront à participer aux discussions des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (États-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne) et de l’Allemagne sur le programme nucléaire iranien, comme l’avait fait l’administration Bush.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président américain, Barack Obama, a réaffirmé son intention de permettre l’ouverture de discussions avec l’Iran et de tendre la main au régime islamique, si ce dernier « desserre le poing ». « Je pense qu’il est important que nous soyons prêts à parler à l’Iran pour dire très clairement où sont nos divergences, mais aussi où se trouvent les possibilités de progrès », a dit M. Obama dans un entretien accordé à la chaîne de télévision satellitaire al-Arabiya. « Au cours des prochains mois, nous allons élaborer le cadre général et l’approche. Et, comme je l’ai dit dans mon discours d’investiture, si des pays comme l’Iran sont prêts à ouvrir le poing, ils trouveront une main tendue de notre part », a-t-il ajouté. « J’ai dit, au cours de ma campagne électorale, qu’il était très...