La cérémonie aura lieu le 27 janvier ; « Bienvenue chez les Ch’tis » boudé par les organisateurs.
La sélection des nominés pour ces césars, équivalents français des oscars américains, a été annoncée hier par l’Académie des arts et techniques du cinéma. Mesrine de Jean-François Richet, avec Vincent Cassel, obtient dix nominations, dont celles du meilleur film, du meilleur acteur et du meilleur réalisateur. Le film, en deux volets, relate la vie de Jacques Mesrine, de ses premiers pas de gangster au jour de 1979, où il fut abattu par la police française dans des circonstances controversées. Les autres concurrents pour le titre de meilleur film sont Séraphine de Martin Provost, Un conte de Noël d’Arnaud Desplechin, Il y a longtemps que je t’aime de Philippe Claudel, Paris de Cédric Klapisch, Le premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon et Entre les murs de Laurent Cantet. La Palme d’or 2008 continue ainsi d’accumuler les distinctions. Le film du réalisateur Laurent Cantet, à mi-chemin entre documentaire et fiction sur le quotidien d’un collège d’un quartier populaire et cosmopolite de Paris, avait également été retenu jeudi parmi les cinq finalistes pour l’oscar américain 2009 du meilleur film étranger. Fait d’échanges spontanés et vifs entre un professeur et ses élèves, il met en scène des comédiens amateurs et, selon le réalisateur, « donne une image assez juste de la société française dans toute sa mixité ». Aux césars, il concourra dans cinq catégories.
L’Académie des arts et techniques du cinéma a cependant boudé Bienvenue chez les Ch’tis, film comique et second succès de l’histoire du cinéma en France, avec 20,4 millions d’entrées en salle. La comédie de Dany Boon n’est nommée que dans une seule catégorie : meilleur scénario original.
Le comédien Guillaume Depardieu, disparu en octobre, est nommé à titre posthume pour le césar du meilleur acteur avec Versailles, aux côtés de Vincent Cassel (Mesrine), François-Xavier Demaison (Coluche), Albert Dupontel (Deux jours à tuer) et Jacques Gamblin (Le premier jour du reste de ta vie).
Le césar de la meilleure actrice ira à l’une de ces cinq comédiennes : Catherine Frot (Le crime est notre affaire), Yolande Moreau (Séraphine), Kristin Scott Thomas (Il y a longtemps que je t’aime), Tilda Swinton (Julia) ou Sylvie Testud (Sagan). La statuette récompensant le meilleur film étranger de l’année ira à l’un de ces sept longs-métrages : pour l’Italie, Gomorra de Matteo Garrone, lauréat du Grand Prix du jury au Festival de Cannes ; pour la Belgique, Le silence de Lorna des frères Dardenne et Eldorado de Bouli Lanners ; pour Israël, Valse avec Bachir d’Ari Folman ; pour les États-Unis, Two Lovers de James Gray, There will be Blood de Paul Thomas Anderson et Into the Wild de Sean Penn.
Des hommages seront également rendus à trois personnalités du cinéma décédées dans l’année : le producteur Christian Fechner, le réalisateur et producteur Claude Berri et Georges Cravenne, fondateur des césars. La cérémonie sera présidée par la comédienne Charlotte Gainsbourg.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La cérémonie aura lieu le 27 janvier ; « Bienvenue chez les Ch’tis » boudé par les organisateurs.
La sélection des nominés pour ces césars, équivalents français des oscars américains, a été annoncée hier par l’Académie des arts et techniques du cinéma. Mesrine de Jean-François Richet, avec Vincent Cassel, obtient dix nominations, dont celles du meilleur film, du meilleur acteur et du meilleur réalisateur. Le film, en deux volets, relate la vie de Jacques Mesrine, de ses premiers pas de gangster au jour de 1979, où il fut abattu par la police française dans des circonstances controversées. Les autres concurrents pour le titre de meilleur film sont Séraphine de Martin Provost, Un conte de Noël d’Arnaud Desplechin, Il y a longtemps que je t’aime de Philippe Claudel, Paris de Cédric Klapisch, Le premier...