Une conférence a été organisée à l’Université Saint-Joseph, ayant pour thème la réflexion professionnelle sur l’école et l’optimisation des techniques d’enseignement et d’apprentissage.
La faculté des sciences de l’éducation et l’institut libanais d’éducateurs de l’USJ viennent d’organiser une conférence autour d’un thème pédagogique présenté sous la forme d’une interrogation : « Quel type de gouvernance des établissements scolaires pour un enseignement de qualité ? » La conférence a été donnée par M. Raymond-Philippe Garry, vice-président et délégué général du Réseau international francophone des établissements de formation de formateurs (RIFEFF).
Certes, a affirmé en préambule Mme Nada Moghaïzel-Nasr, doyenne de la faculté des sciences de l’éducation, une première réponse à la question est contenue… dans la question même. À l’évidence, la qualité de l’enseignement délivré est tributaire de la gouvernance de l’établissement scolaire. Au-delà de cette évidence, toutefois, la science de l’éducation a développé un concept, celui d’« effet-établissement ».
La doyenne de la faculté des sciences de l’éducation a cité en particulier François Dubet, un sociologue de l’éducation, selon lequel « c’est sur la réflexion et la connaissance de l’effet-établissement que se tiennent les promesses les plus sérieuses du système éducatif ».
Les composantes essentielles de cet effet-établissement sont : la mobilisation et la cohésion des acteurs de l’établissement scolaire, leur adhésion à l’école, la valorisation de l’excellence scolaire, le climat et la qualité de la vie à l’école, la capacité d’auto-analyse des responsables et des enseignants, la représentation de soi, ou encore la confiance d’être capables de faire progresser les élèves. Toutes ces composantes, répétons-le, dépendent de la gouvernance de l’établissement.
Le style de gouvernance, pour sa part, assure la qualité recherchée. C’est lui qui instaure une culture d’« organisation apprenante », un intéressant concept issu du management et de la psychosociologie des organisations, qui implique une démarche participative et d’évaluation permanente de ses actions.
Le problème du pilotage
De son côté, s’appuyant sur des exemples européens, M. Gary a procédé à une réflexion sur la gouvernance scolaire. Il a commencé par présenter un état des lieux de la réflexion sur le concept de gouvernance, qui se complexifie et implique actuellement un « pilotage multiparties prenantes », un dialogue entre divers partenaires. Il a ensuite fait le lien entre la question de l’autonomie et de la responsabilisation de l’établissement scolaire et celle de la culture de l’évaluation, garante de la qualité.
M. Gary a ensuite revisité le concept de « performance » de l’établissement scolaire. Comparant son directeur à un chef d’orchestre, il a montré qu’aussi bien le directeur que le personnel enseignant sont impliqués dans la gouvernance de l’établissement, ce qui suppose une professionnalisation de ces métiers. Il s’est interrogé enfin sur les améliorations souhaitables à instaurer, en s’appuyant sur le témoignage de deux responsables d’établissements et en proposant des pistes d’évolution de la gouvernance scolaire pour un enseignement de qualité qui lie autonomie réelle, pilotage conséquent et évaluation des résultats.
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La faculté des sciences de l’éducation et l’institut libanais d’éducateurs de l’USJ viennent d’organiser une conférence autour d’un thème pédagogique présenté sous la forme d’une interrogation : « Quel type de gouvernance des établissements scolaires pour un enseignement de qualité ? » La conférence a été donnée par M. Raymond-Philippe Garry, vice-président et délégué général du Réseau international francophone des établissements de formation de formateurs (RIFEFF).
Certes, a affirmé en préambule Mme Nada Moghaïzel-Nasr, doyenne de la faculté des sciences de l’éducation, une première...