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Actualités - Chronologie

Koweït Les milieux politiques applaudissent à l’attitude du roi d’Arabie

« Historique », « Insuffisant »… Le sommet de Koweït a occupé hier une grande place dans les déclarations des politiciens libanais. Mais, pour la première fois depuis des mois, la position de l’Arabie saoudite, concrétisée dans le discours du roi Abdallah, a fait l’unanimité... Les réactions au sommet de Koweït se sont multipliées hier et de nombreuses voix se sont élevées au sein de la classe politique pour saluer la réconciliation entre les dirigeants arabes, alors que d’autres ont surtout insisté sur le fait que le sommet a été en-deçà des souffrances endurées par les Palestiniens de Gaza. L’ancien Premier ministre Sélim Hoss a même affirmé que « des régimes arabes vont payer tôt ou tard le prix de leur faiblesse au cours de l’agression israélienne contre Gaza ainsi que celui de leurs manœuvres pour faire échouer le sommet arabe qui aurait dû se tenir aux premiers jours de l’offensive ». Hoss a déploré l’incapacité des dirigeants arabes à s’entendre sur un mécanisme destiné à faire parvenir les aides à Gaza et à débloquer les fonds qu’ils ont décidé d’accorder à la population éprouvée. Il a encore rappelé que le sommet arabe n’a pas été à la hauteur de la situation. Non seulement il s’est tenu avec du retard mais de plus, il n’a pas pris les décisions qu’il fallait, compte tenu de l’ampleur et de la gravité de ce qui s’est passé. L’ancien Premier ministre Nagib Mikati a été plus conciliant. Tout en reconnaissant que les divergences entre les ministres arabes des AE ont empêché l’adoption d’un communiqué plus fort et à la hauteur de la gravité de la situation, il a approuvé la réconciliation entre la Syrie et l’Arabie saoudite, tout en souhaitant qu’elle se confirme à travers des mesures concrètes. Mikati a préféré ne pas se prononcer sur l’impact des réconciliations arabes sur les élections législatives libanaises, exprimant le souhait que ce scrutin soit une opération démocratique purement interne. Il a rappelé que les Libanais, comme les Arabes en général, doivent comprendre que le dialogue est le seul moyen de régler les conflits et de surmonter les divergences. Il a enfin salué la sagesse du Hezbollah « qui a su préserver le Liban d’éventuelles répercussions de la situation à Gaza ». Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Talal Arslane, a rendu hommage au roi Abdallah d’Arabie pour son discours d’ouverture et de réconciliation, et il a espéré que ce discours soit suivi de rencontres bilatérales entre les dirigeants saoudiens et leurs homologues syriens ainsi que d’un dialogue entre l’Arabie, la Syrie et l’Iran. Talal Arslane a salué « la résistance héroïque » des Palestiniens de Gaza et il a rappelé que les derniers événements ont montré que « la résistance armée est le seul moyen de lutter contre l’expansionnisme et la sauvagerie des Israéliens ». Il a aussi estimé que la guerre à Gaza a montré la justesse des choix nationaux de la Syrie et du Qatar et il a déploré le fait que le sommet de Doha n’ait pas donné les résultats escomptés, car, selon lui, certains Arabes avaient misé sur George Bush et ses plans guerriers pour la région, qui, toujours selon Arslane, ont tous échoué. L’ancien chef du parti Kataëb Karim Pakradouni a, lui, exposé une vision plus pessimiste, précisant qu’à son avis, il n’y a pas eu de réconciliation arabe à Koweït, mais de simples « salutations ». Il a ajouté que la région traverse une période floue et il a précisé qu’il ne voyait pas de compromis ni de solutions dans un proche avenir. Tout en précisant que les « salutations » constituent un pas dans la bonne direction, Pakradouni a ajouté que ce pas « restera manqué tant que les dirigeants arabes ne s’entendront pas sur une vision commune concernant l’attitude à adopter avec Israël et resteront divisés entre un camp prêt à accepter n’importe quel compromis et un autre qui refuse de brader les droits des Arabes, notamment des Palestiniens ». Selon l’ancien ministre, le projet israélien d’éliminer le Hamas, avec le feu vert de l’administration Bush, a échoué. « Les Israéliens ont dû arrêter leur guerre avant d’avoir atteint leurs objectifs, pour ne pas se heurter au nouveau président des États-Unis », a-t-il affirmé. Le député membre du Bloc du futur, Samir Jisr, a aussi commenté le sommet de Koweït. Il a salué la réconciliation entre les dirigeants arabes, « d’autant, a-t-il ajouté, que les événements de Gaza étaient d’une grande gravité et pouvaient avoir des répercussions sur la situation au Liban ». Jisr a aussi qualifié le discours du roi Abdallah d’Arabie « d’historique ». De son côté, le député Mohammad Hajjar a été plus critique à l’égard du communiqué final estimant qu’il n’expose pas une position claire. Selon lui, c’est là la preuve des interférences étrangères dans les affaires des Arabes et il a appelé à l’arrêt de ces interférences. Pour sa part, la Jamaa islamiya a publié un communiqué dans lequel elle a salué la résistance du Hamas et appelé à la poursuite du processus de réconciliations arabes. Le communiqué a ensuite invité les Arabes à œuvrer en faveur de la réunification des Palestiniens que la population appelle de tous ses vœux. L’ancien député Farès Souhaid a, quand à lui, estimé que le sommet du Koweït a permis de rectifier le tir et d’arabiser la cause palestinienne, alors que certains avaient tenté de la placer dans le giron de l’Iran. Il a fait ainsi allusion au sommet de Doha auquel avait assisté le président Ahmadinejad et il a estimé que le roi d’Arabie a replacé la situation dans son contexte arabe. La Ligue maronite a elle aussi publié un communiqué pour féliciter les dirigeants arabes qui ont choisi la voie de la réconciliation. Le communiqué qualifie le processus de « réalisation historique » car il est en phase avec les aspirations des peuples arabes. Enfin, Fouad Makhzoumi a appelé à ne pas vider les réconciliations arabes de leur contenu en les entraînant dans les dédales de la politique libanaise.
« Historique », « Insuffisant »… Le sommet de Koweït a occupé hier une grande place dans les déclarations des politiciens libanais. Mais, pour la première fois depuis des mois, la position de l’Arabie saoudite, concrétisée dans le discours du roi Abdallah, a fait l’unanimité...
Les réactions au sommet de Koweït se sont multipliées hier et de nombreuses voix se sont élevées au sein de la classe politique pour saluer la réconciliation entre les dirigeants arabes, alors que d’autres ont surtout insisté sur le fait que le sommet a été en-deçà des souffrances endurées par les Palestiniens de Gaza.
L’ancien Premier ministre Sélim Hoss a même affirmé que « des régimes arabes vont payer tôt ou tard le prix de leur faiblesse au cours de l’agression israélienne contre Gaza ainsi que celui de leurs...