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« L’ère Obama » suscite d’immenses espoirs dans le monde

L’investiture de Barack Obama a suscité d’immenses espoirs à travers le monde. « Je pense n’avoir jamais vu un jour où la communauté internationale attendait autant de l’élection d’un président américain », a résumé Madeleine Albright, secrétaire d’État sous la présidence démocrate de Bill Clinton. Mais d’autres ont mis en garde contre des espoirs excessifs, face à l’ampleur des défis qui attendent le nouveau chef d’État. Aussitôt après la prestation de serment de M. Obama, le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a salué « un nouveau chapitre dans l’histoire américaine comme dans l’histoire du monde ». Le président français, Nicolas Sarkozy, a adressé à M. Obama ses « vœux de plein succès » et s’est déclaré « résolu à travailler main dans la main » avec les États-Unis pour « relever ensemble les immenses défis » du monde. Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a invité le nouveau président à « affronter ensemble les défis actuels : la crise financière, la situation au Moyen-Orient et en Afghanistan ». Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a souhaité un approfondissement des relations entre Washington et l’UE. Le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a dit mettre « beaucoup d’espoir et de confiance » en M. Obama. Mais Paris comme Berlin ont souligné que l’Europe devait continuer à tenir sa place sur la scène diplomatique. « On a hâte qu’il se mette au travail et qu’on change le monde avec lui », a lancé M. Sarkozy. La chancelière allemande, Angela Merkel, a souhaité une coopération marquée « par une écoute réciproque », estimant « qu’un pays ne peut résoudre seul les problèmes du monde ». Le pape Benoît XVI a souhaité que M. Obama se fasse « le promoteur de la paix et de la coopération entre les nations ». La Chine a elle aussi exprimé ses attentes, appelant M. Obama à lever les « obstacles » qui entravent la coopération militaire avec Washington. Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, lui a souhaité « bonne chance ». Il s’est dit certain que les États-Unis et Israël seraient sous sa présidence « des partenaires à part entière pour promouvoir la paix et la stabilité au Proche-Orient ». Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a déclaré que Téhéran préférait attendre « les actions politiques » de M. Obama pour porter un jugement sur ses intentions à l’égard de l’Iran et du Proche-Orient. Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a quant à lui exprimé son scepticisme, se disant « profondément convaincu que les plus grandes déceptions naissent de grands espoirs ». Au contraire, le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, a salué « le soutien des États-Unis » aux efforts de son pays pour rejoindre l’OTAN, source de tensions avec Moscou, et appelé M. Obama à poursuivre sur cette voie. Enfin, l’Argentine a appelé M. Obama à créer « de nouveaux rapports avec l’Amérique latine », alors que sa présidente, Cristina Kirchner, effectuait une tournée à Cuba et au Venezuela, deux pays opposés à Washington.
L’investiture de Barack Obama a suscité d’immenses espoirs à travers le monde. « Je pense n’avoir jamais vu un jour où la communauté internationale attendait autant de l’élection d’un président américain », a résumé Madeleine Albright, secrétaire d’État sous la présidence démocrate de Bill Clinton. Mais d’autres ont mis en garde contre des espoirs excessifs, face à l’ampleur des défis qui attendent le nouveau chef d’État.
Aussitôt après la prestation de serment de M. Obama, le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a salué « un nouveau chapitre dans l’histoire américaine comme dans l’histoire du monde ». Le président français, Nicolas Sarkozy, a adressé à M. Obama ses « vœux de plein succès » et s’est déclaré « résolu à travailler main dans la main » avec les...