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Actualités - Chronologie

Joumblatt pour une participation politique élargie à l’examen d’une stratégie de défense

Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a mis l’accent sur la nécessité de mettre en application les résolutions du dialogue national, pour ce qui est notamment des armes palestiniennes, et s’est félicité de la position adoptée par le président Michel Sleiman à Doha. Il s’est prononcé pour un élargissement de la participation politique à l’examen d’une stratégie de défense libanaise. Dans son éditorial hebdomadaire dans al-Anba’, organe du PSP, M. Walid Joumblatt s’est arrêté sur la situation à Gaza ainsi que sur les tirs de roquettes contre Israël, à partir du Liban-Sud. Il s’est félicité de la position adoptée par le président Sleiman à Doha, notamment pour ce qui est de « la nécessité de respecter la légalité arabe, du refus du Liban d’être partie prenante dans la politique des axes et des réserves que Beyrouth exprime sur la suspension de l’initiative arabe de paix à laquelle Doha n’a pas présenté de substitut ». « Au niveau interne, a poursuivi M. Joumblatt, le tir de roquettes à partir du Liban-Sud durant la période de la guerre à Gaza, à un moment politique régional crucial, commande à toutes les parties politiques d’élever la responsabilité nationale au rang de défi. En d’autres termes, il est impératif de mettre en application les résolutions de la conférence nationale de dialogue et qui avaient fait l’objet d’une unanimité, notamment en rapport avec les armes palestiniennes en dehors des camps. Celles-ci peuvent rester comme une épée de Damoclès brandie au-dessus de la tête des Libanais et de l’autorité politique. Ces armes sont capables d’embraser de nouveau le Liban-Sud, sachant que c’est le gouvernement qui détient seul la décision de la guerre et de la paix ». Selon le chef du PSP, « l’agression contre Gaza nécessite, contrairement à ce que certains pourraient penser, qu’on se dépêche dans l’examen d’une stratégie de défense libanaise ». « Cette agression met en relief la gravité des dangers israéliens auxquels le Liban et la Palestine sont confrontés », a-t-il insisté, estimant que l’accord d’armistice et l’élargissement de la participation politique – toujours sous le plafond de l’État – à l’établissement d’une stratégie de défense, en tirant profit des capacités de combat de la résistance, sont susceptibles de protéger le Liban et non pas le contraire. M. Joumblatt s’est ensuite interrogé sur « le bien-fondé des informations selon lesquelles une nouvelle salle d’écoutes téléphoniques a été établie au ministère des Télécommunications ». « Celle-ci serait en apparence commerciale, mais sa mission serait en réalité de surveiller les lignes téléphoniques et d’entraver l’action de la commission d’enquête internationale au moment où le tribunal international s’apprête à démarrer. » Au plan régional, M. Joumblatt a exprimé l’espoir que le cessez-le-feu à Gaza soit le prélude à un règlement global « pour qu’Israël ne répète plus ses politiques agressives et barbares contre le peuple palestinien ». Il a également mis en garde les factions palestiniennes contre le danger de tomber dans le piège des divisions et des échanges d’accusation. La réplique de Gebran Bassil Le ministre des Télécommunications, Gebran Bassil, a immédiatement répondu au chef du PSP, qui avait évoqué l’existence d’une nouvelle salle d’écoutes au sein du ministère, destinée, selon lui, à « paralyser les activités de la commission d’enquête onusienne » sur l’assassinat de Rafic Hariri. « Nous avons constamment fait en sorte, et nous continuons, de fournir à la commission toutes les informations dont elle a besoin », a répliqué le ministre Bassil, rappelant qu’avec son collègue de l’Intérieur, Ziyad Baroud, et en réponse à une demande en ce sens du Conseil des ministres, il avait signé un contrat visant à la création d’un centre d’écoutes officiel. « Ce centre contrôle tout et respecte en même temps le droit des Libanais au secret de leurs communications, en vertu de la loi 140. Cela aurait dû être fait depuis longtemps, et nous avons mis un terme au chaos qui régnait à ce niveau », a-t-il jugé, en allusion aux nombreux centres d’écoutes que multipliaient il y a quelques années les différents services de sécurité.
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a mis l’accent sur la nécessité de mettre en application les résolutions du dialogue national, pour ce qui est notamment des armes palestiniennes, et s’est félicité de la position adoptée par le président Michel Sleiman à Doha. Il s’est prononcé pour un élargissement de la participation politique à l’examen d’une stratégie de défense libanaise.
Dans son éditorial hebdomadaire dans al-Anba’, organe du PSP, M. Walid Joumblatt s’est arrêté sur la situation à Gaza ainsi que sur les tirs de roquettes contre Israël, à partir du Liban-Sud.
Il s’est félicité de la position adoptée par le président Sleiman à Doha, notamment pour ce qui est de « la nécessité de respecter la légalité arabe, du refus du Liban d’être partie prenante dans la politique des axes et des...