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Actualités - Chronologie

Entouré de stars, le président élu célèbre l’union américaine

WASHINGTON - Irène MOSALLI À ceux qui se demandent s’il n’est pas exagéré de débourser un peu plus d’un million de dollars pour l’investiture d’un nouveau président, alors que le pays passe par une très grave crise financière, les organisateurs de l’événement n’hésitent pas à répondre : « Ceci n’est pas la célébration d’une victoire électorale, mais la célébration de nos valeurs communes. » Ils tiennent par ailleurs à préciser que cet événement historique est en grande partie financé par des donateurs et que le président élu, Barack Obama, a promis la transparence totale dans ce domaine. Quant au gouvernement, il prend à sa charge tout le côté sécuritaire. Entre-temps, les festivités à Washington ne se font pas rares. Springsteen, Beyonce, U2 Dimanche soir, à deux jours de son investiture, le président Obama et sa famille ont assisté à un mégaconcert gratuit qui s’est déroulé dans un lieu symbolique de Washington : le Lincoln Memorial. Plusieurs grands noms de la chanson américaine ont animé la soirée. La voix de Bruce Springsteen s’est d’abord élevée sur les marches du Memorial, à l’endroit même où Martin Luther King, le leader noir assassiné, a prononcé en 1963 son fameux discours « I have a dream » (« Je fais un rêve ») sur l’union des races. Le « show » s’est poursuivi, alternant chansons et lectures de textes historiques, avec des stars comme U2, Jon Bon Jovi, Mary J. Blige, Stevie Wonder, Beyonce, Shakira, Usher… En concluant sa chanson In the name of love, le chanteur de U2, Bono, a dit à l’audience : « Chacun veut être libre. C’était un rêve américain, un rêve israélien et aussi un rêve palestinien. » « Ce qui me donne l’espoir par dessus tout, ce ne sont pas les pierres et le marbre qui nous entourent, mais ce qui remplit les interstices. C’est vous, Américains de toutes les races, venus de partout, vous qui êtes venus ici parce que vous croyez en ce que ce pays peut être », a souligné le futur président en prenant la parole à la fin du concert. La dignité noire recouvrée L’investiture du président Obama coïncide par ailleurs avec la journée d’hommage à Martin Luther King, assassiné en 1968, à 39 ans, après avoir lancé le mouvement d’égalité des droits. « Obama a remporté la dernière étape de la course de 54 ans des droits civils », a déclaré à cette occasion le célèbre militant noir, Jesse Jackson. Par ailleurs, l’une des invitées du prochain président des États-Unis, à la cérémonie de prestation de serment, sera Dorothy Height, 96 ans. Cette activiste pour les droits des Noirs n’avait pu intégrer le Barnard College, en 1929, car, à cette époque, le prestigieux établissement n’acceptait que deux Afro-Américains par année académique et le quota avait été atteint. « Je ne pensais pas que je vivrais assez pour voir un président noir investi », a récemment dit Mme Height. La cérémonie officielle de l’investiture se déroulera devant l’esplanade du Capitole, construit par des ouvriers noirs. Cet espace, qui a servi jadis de marché aux esclaves, regroupe aujourd’hui les grands monuments de la ville, dont celui du président Abraham Lincoln à qui l’on doit l’abolition de l’esclavage. « Lettre à mes filles » Ce que le 44e président des États-Unis veut pour ses filles, il l’a exprimé dans une lettre, publiée dimanche dans une section du Washington Post. On pourrait résumer cette lettre en cette phrase : « Ce que je veux pour vous et pour tous les enfants de la nation, c’est d’avoir la possibilité de trouver votre bonheur en vous réalisant. » Et il leur est aussi gré « pour leur patience, leur équilibre, leur humour, leur grâce, pendant que nous nous préparions à commencer ensemble notre vie à la Maison-Blanche ». Les derniers jours de Bush Le 43e président des États-Unis a vécu sa dernière semaine au ralenti : plus de conférences de presse, presque pas de réunions de travail. Hier, George W. Bush a téléphoné aux dirigeants de pays alliés, amis et même rivaux des États-Unis pour leur dire qu’il avait apprécié de travailler avec eux. Aujourd’hui, après avoir assisté à la prestation de serment de son successeur, M. Bush embarquera, avec son épouse Laura, dans un avion spécial qui lui fera, comme le veut la tradition, un tour de la ville de Washington.
WASHINGTON -
Irène MOSALLI

À ceux qui se demandent s’il n’est pas exagéré de débourser un peu plus d’un million de dollars pour l’investiture d’un nouveau président, alors que le pays passe par une très grave crise financière, les organisateurs de l’événement n’hésitent pas à répondre : « Ceci n’est pas la célébration d’une victoire électorale, mais la célébration de nos valeurs communes. » Ils tiennent par ailleurs à préciser que cet événement historique est en grande partie financé par des donateurs et que le président élu, Barack Obama, a promis la transparence totale dans ce domaine. Quant au gouvernement, il prend à sa charge tout le côté sécuritaire. Entre-temps, les festivités à Washington ne se font pas rares.

Springsteen, Beyonce, U2
Dimanche soir, à deux jours de son...