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Actualités - Chronologie

Gaza « La solidarité arabe est nécessaire », affirme Faycal à l’issue du sommet du CCG

Des leaders arabes à Doha, malgré l’absence de quorum pour la tenue du sommet de la Ligue. Les dirigeants des six monarchies du Golfe se sont réunis hier à Riyad pour un sommet sur le conflit de Gaza. Sommet convoqué jeudi en urgence par l’Arabie saoudite. À l’issue de la réunion, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, a déclaré que « la solidarité arabe est nécessaire » et que « si les efforts ne sont pas unifiés et intensifiés, il sera plus difficile de surmonter les obstacles ». Saoud al-Fayçal a également indiqué que les membres du CCG ont discuté « du soutien financier à Gaza. Il y aura des dons généreux ». Il a également déclaré que « le différend politique interpalestinien affaiblit les Palestiniens et réduit les chances pour les pays arabes d’aider les Palestiniens ». Le sommet de Riyad intervient sur fond de division du monde arabe, alors que le Qatar fait le forcing depuis le début de l’offensive israélienne pour organiser à Doha un sommet extraordinaire de tous les pays arabes. En début de semaine, l’émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, qui a participé à la réunion de Riyad hier, avait appelé à la tenue de ce sommet de la Ligue arabe aujourd’hui. L’invitation a toutefois été rapidement rejetée par l’Arabie saoudite et l’Égypte, les deux poids lourds du monde arabe. Plutôt que d’aller à Doha, Égyptiens et Saoudiens préfèrent discuter du conflit de Gaza et de la réaction des pays arabes en marge d’un « sommet économique arabe » prévu de longue date à Koweït lundi et mardi. À ce sujet, Saoud al-Faycal a déclaré hier soir que le quorum nécessaire à la tenue du sommet de Doha n’avait pas été atteint. « Ce qui aurait pu être discuté à Doha le sera à Koweït », a-t-il ajouté. « Ce n’est pas le lieu où se tiennent les sommets arabes qui est important, mais ce qui en résulte, car si aucune décision fondamentale n’en sort, alors les sommets arabes vont perdre leur valeur et la confiance des gens », a insisté le responsable saoudien. Mercredi soir, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, avait déjà indiqué à son arrivée à Koweït que le quorum requis pour un sommet extraordinaire, qui est de 15 pays, n’avait pas été atteint, seuls 13 pays ayant accepté d’y participer. Cela n’a pas empêché le Qatar de poursuivre hier les préparatifs pour ce sommet. L’émir du Qatar a en outre réaffirmé que son invitation était « toujours valable ». « Pour nous, le sommet aura lieu. Nous continuons à travailler », a déclaré un membre du comité d’organisation de ce sommet de Doha à l’AFP. Le président soudanais Omar al-Bachir est ainsi arrivé hier matin à Doha, ainsi qu’une délégation syrienne. Dans l’entourage de celle-ci, on indiquait que le président syrien, Bachar el-Assad, était attendu. Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika est également arrivé à Doha, alors que le roi du Maroc, Mohammad VI, a indiqué qu’il n’assistera pas personnellement au sommet de Doha, arguant notamment « d’une situation arabe affligeante ayant atteint un stade de dégradation sans précédent dans l’histoire de l’action arabe commune ». Mercredi soir, l’émir du Qatar avait également dévoilé une série de propositions qu’il comptait faire lors de cet éventuel sommet pour « arrêter l’effusion de sang à Gaza ». Il avait ainsi prôné « la suspension de toutes les formes de normalisation avec Israël, y compris le réexamen des relations diplomatiques ». Le Qatar est directement concerné, étant l’un des rares pays arabes à avoir des liens officiels avec l’État hébreu. Le Premier ministre qatari, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, avait exclu dimanche la fermeture unilatérale du bureau commercial israélien à Doha en raison de la guerre à Gaza, liant une telle mesure à une décision « collective » des pays arabes.
Des leaders arabes à Doha, malgré l’absence de quorum pour la tenue du sommet de la Ligue.
Les dirigeants des six monarchies du Golfe se sont réunis hier à Riyad pour un sommet sur le conflit de Gaza. Sommet convoqué jeudi en urgence par l’Arabie saoudite. À l’issue de la réunion, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, a déclaré que « la solidarité arabe est nécessaire » et que « si les efforts ne sont pas unifiés et intensifiés, il sera plus difficile de surmonter les obstacles ». Saoud al-Fayçal a également indiqué que les membres du CCG ont discuté « du soutien financier à Gaza. Il y aura des dons généreux ». Il a également déclaré que « le différend politique interpalestinien affaiblit les Palestiniens et réduit les chances pour les pays arabes d’aider les...