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Actualités - Chronologie

Aoun critique l’ONU et reprend ses attaques contre l’idée d’un bloc centriste

Le chef du Bloc parlementaire du changement et de la réforme, Michel Aoun, a adressé hier un blâme à l’ONU, l’accusant de ne pas réagir comme il le faut pour condamner l’utilisation par Israël des armes phosphoriques et les attaques qui visent des civils, femmes et enfants. « Le 17 janvier, Ban Ki-moon se rend au Liban pour s’adresser au Parlement. Il faut qu’il s’explique sur les activités des pays membres du Conseil de sécurité pour prohiber l’usage de ces armes ou pour sanctionner Israël, contre lequel aucune condamnation n’a jusqu’à présent vu le jour », a affirmé Michel Aoun à l’issue de la réunion de son bloc à Rabieh. Il a indiqué qu’il devait éteindre la télévision chez lui à la maison pour empêcher ses petits-enfants de voir les images de Gaza, dans la mesure où il est impossible de leur expliquer pourquoi d’autres enfants sont brûlés au napalm ou au phosphore, ou encore amputés. Il s’en est ensuite pris aux pays qui fabriquent ces armes et à ceux qui se taisent, précisant que tout cela doit être dit à Ban Ki-moon lors de son passage à Beyrouth. Le général Aoun a noté dans ce cadre qu’il se pourrait qu’il ne puisse pas voir le secrétaire général de l’ONU ce jour-là. Le chef du Courant patriotique libre s’en est par ailleurs de nouveau pris à l’idée d’un bloc centriste « qui n’a aucun contenu ». « Quelle sera sa position au sujet de la corruption et de l’intégrité ? Sera-t-il pour les deux à la fois ? Et en ce qui concerne les relations avec la Syrie ? Sera-t-il pour qu’elles soient à moitié bonnes et à moitié mauvaises ? Et sur la politique à Gaza ? Sera-t-il avec Israël ou avec le peuple palestinien qui est gazé au napalm et au phosphore ? Et pour ce qui est du gouvernement et de la rapine du Trésor ? Combien sera-t-il permis de voler, conformément aux orientations de ce bloc centriste ? » s’est-il interrogé. « Le centriste n’a aucune couleur ni aucune saveur. Il est comme l’eau, inodore, incolore, sans saveur », a-t-il ajouté. Après avoir attaqué une nouvelle fois l’usage de l’argent à des fins électorales, il a appelé les électeurs à rejeter ces pratiques. « C’est un double plaisir que de tromper le trompeur », a-t-il dit, appelant ceux qui sont vraiment dans le besoin à duper les candidats qui distribuent des fonds en acceptant l’argent puis en votant selon leur conscience derrière l’isoloir. « Qui sont les États qui envoient de l’argent et que veulent-ils du Liban ? Croient-ils en la liberté de croyance, la liberté politique et la valeur de l’individu comme nous ? (...) Nous avons réalisé plusieurs choses depuis l’an 2005 au niveau de la société. Nous avons réalisé l’équilibre et nous l’avons préservé malgré l’oppression. Le sit-in n’était pas notre but, mais nous l’avons préféré à la violence, jusqu’à ce qu’ils acculent l’opposition à la fois sur le plan moral et matériel. Et combien la violence a-t-elle duré ? Quelques heures, alors même que le pays a préservé sa stabilité », a-t-il indiqué. Et Michel Aoun d’ajouter : « Notre espace vital n’est pas l’Europe ou les États-Unis, qui nous considèrent comme des produits. Nous envoyons nos enfants dans les universités, puis nous les exportons comme des marchandises. » Il a ensuite estimé qu’à son retour, il existait beaucoup de problèmes entre les régions de Chiyah et Aïn el-Remmaneh. « Aïn el-Remmaneh vivait en Australie et Chiyah à Téhéran. N’est-ce pas insensé ? Regardez-les aujourd’hui : les gens peuvent dormir dans la rue, en toute sécurité. Nous avons détruit les barrières psychologiques entre les Libanais, ce qui est rare et difficile », a-t-il indiqué. Concernant enfin l’affaire des roquettes tirées sur Israël, Michel Aoun a accusé des groupuscules islamistes sunnites qui se cachent dans les camps et qui ont répondu à l’appel lancé par Ayman al-Zawahiri.
Le chef du Bloc parlementaire du changement et de la réforme, Michel Aoun, a adressé hier un blâme à l’ONU, l’accusant de ne pas réagir comme il le faut pour condamner l’utilisation par Israël des armes phosphoriques et les attaques qui visent des civils, femmes et enfants. « Le 17 janvier, Ban Ki-moon se rend au Liban pour s’adresser au Parlement. Il faut qu’il s’explique sur les activités des pays membres du Conseil de sécurité pour prohiber l’usage de ces armes ou pour sanctionner Israël, contre lequel aucune condamnation n’a jusqu’à présent vu le jour », a affirmé Michel Aoun à l’issue de la réunion de son bloc à Rabieh. Il a indiqué qu’il devait éteindre la télévision chez lui à la maison pour empêcher ses petits-enfants de voir les images de Gaza, dans la mesure où il est impossible de...