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Actualités - Chronologie

Voile Vendée Globe : Desjoyeaux creuse l’écart, Guillemot passe le Horn

Marc Guillemot (Safran), l’ange gardien de Yann Elies lors de son accident en décembre, a franchi hier le cap Horn avec soulagement, plus d’une semaine après Michel Desjoyeaux (Foncia), qui creuse toujours l’écart en tête du Vendée Globe sur un Roland Jourdain (Veolia Environnement) fataliste. « Passage dans le sud du caillou à 07h31 GMT à 8,85 nœuds. Bien content de terminer ce Pacifique que j’ai pourtant trouvé vraiment bien, mais on en sort un peu usé par la tension, le stress et toutes les aventures liées à l’épreuve », a indiqué Guillemot dans son message à la direction de course. « Je ne vois rien, j’espère que le GPS est bon... », indiquait le skippeur, actuellement cinquième, mais qui va chercher un endroit abrité dans les îles Malouines pour s’arrêter et réparer une avarie qui l’empêche depuis des jours d’envoyer entièrement sa grand-voile. Michel Desjoyeaux, qui mène ce tour du monde en solitaire sans escale, n’a pour sa part pas été joint à la vacation d’hier, ce qui arrive rarement. En revanche, Roland Jourdain s’est exprimé, alors que le temps s’améliorait pour lui. « J’ai eu un bon coup de vent cette nuit et j’ai mis la pédale douce. Au plus fort du front, j’ai viré pour pas taper dans la mer », a dit « Bilou », qui continue de tester la réparation effectuée après sa collision avec une baleine jeudi. Jourdain a colmaté au carbone des fissures de la coque qui menaçaient la stabilité de son mât et de sa quille. « Hier j’ai pu vérifier que la réparation et les renforts, ça a l’air d’être comme il faut. (...) Pour le moment ça a l’air bien, on est en train de vérifier sous ce bord si c’est bon. Je regarde si au près ça marche », a-t-il dit. « C’était vraiment du gros travail. La bôme de la Route du Rhum c’était de la rigolade à côté », a-t-il poursuivi, dans une allusion à un « bricolage » réalisé pour conforter sa bôme lors de la Route du Rhum 2006. « Attaquer Mich (Desjoyeaux) je n’y pense pas, dit-il encore. Je sors de convalescence. Quand j’ai un coup de “blues”, je me fais des films... Il y a encore de la route jusqu’à l’arrivée. » Pour le trio de tête, avec Armel Le Cleac’h (Brit’Air), les vitesses sont peu élevées, ce n’est plus les 40es rugissants ou les 50es hurlants, mais c’est l’illustration que dans des endroits réputés cléments, au large de Rio de Janeiro (Brésil), il peut y avoir des conditions très pénibles pour des voiliers.
Marc Guillemot (Safran), l’ange gardien de Yann Elies lors de son accident en décembre, a franchi hier le cap Horn avec soulagement, plus d’une semaine après Michel Desjoyeaux (Foncia), qui creuse toujours l’écart en tête du Vendée Globe sur un Roland Jourdain (Veolia Environnement) fataliste.
« Passage dans le sud du caillou à 07h31 GMT à 8,85 nœuds. Bien content de terminer ce Pacifique que j’ai pourtant trouvé vraiment bien, mais on en sort un peu usé par la tension, le stress et toutes les aventures liées à l’épreuve », a indiqué Guillemot dans son message à la direction de course.
« Je ne vois rien, j’espère que le GPS est bon... », indiquait le skippeur, actuellement cinquième, mais qui va chercher un endroit abrité dans les îles Malouines pour s’arrêter et réparer une avarie qui...