Reinfried Herbst et Manfred Pranger, soutiers de la Wunderteam autrichienne en slalom, ont été à l’honneur hier lors de l’épreuve d’Adelboden, qu’ils ont terminée aux deux premières places.
S’ils n’ont pas la distinction feutrée et le pedigree de leur compatriote Benjamin Raich, seulement 11e après sa victoire la veille en slalom géant, Herbst et Pranger savent assurer à l’occasion.
Purs spécialistes des piquets serrés, ils se partagent entre Coupe du monde et Coupe d’Europe, le circuit mineur sur le Vieux Continent.
« J’attendais ce résultat depuis le début de la saison. Lors des slaloms précédents, j’avais de bonnes sensations, mais aussi de petits problèmes. J’ai beaucoup travaillé cet été et participé ces dernières semaines à des courses de Coupe d’Europe pour trouver la meilleure forme », a souligné Herbst, loin d’être un inconnu.
Vice-champion olympique en 2006, derrière Raich, le Salzbourgeois compte désormais quatre succès au plus haut niveau, à Shiga Kogen (Japon) en 2006 et à Garmisch-Partenkirchen (Allemagne) et à Bormio (Italie) la saison dernière.
Dixième temps sur le premier tracé, Herbst a placé la barre haut sur le second parcours en s’envolant dans le mur final. Pranger, qui avait réalisé le scratch de la première manche, 34/100es devant Raich, a échoué au final à 18/100es.
Longue attente
« Cela faisait quatre ans que je n’étais pas monté sur le podium, depuis ma victoire à Schladming, alors je suis content. Même si je commets une grosse faute tout à la fin », a remarqué Pranger, 30 ans comme Herbst. Effectivement, le Tyrolien a perdu près d’une seconde sur le vainqueur dans la portion la plus pentue.
En attendant le slalom de Wengen, dimanche prochain, Pranger participera à la Coupe d’Europe à Oberjoch (Allemagne), en milieu de semaine. Herbst, lui, semble privilégier l’opportunité de s’entraîner « deux jours à la maison ».
À 32/100es, l’Allemand Felix Neureuther a complété un podium bien difficile à pronostiquer. « Mon dernier podium, c’était déjà ici il y a un an. En Allemagne, on commençait à s’impatienter et à penser que Maria Riesch allait plus vite que moi », a plaisanté le fils des ex-champions Christian Neureuther et Rosi Mittermaier.
La seconde manche a imposé aux cadors une neige plus difficile (mais c’est la règle, avec l’inversion des départs) et une luminosité déclinante, ce qui explique en partie les reculs de Raich (11e), du Croate Ivica Kostelic (13e) et de l’Américain Bode Miller (16e), 4e chrono de la première manche.S’il a raté le podium pour 6/100es, l’Italien Manfred M?lgg (5e) a été le seul à grappiller quelques points au Français Jean-Baptiste Grange, seulement 9e, mais néanmoins bien installé en tête de la Coupe du monde de slalom.
Enfin, déjà à la peine en géant samedi, les Suisses ont à nouveau touché le fond sur la Chuenisbörgli. Aucun n’était au départ de la seconde manche. Comme l’an dernier déjà.
Maria Riesch réussit la passe de quatre en slalom
Regorgeant de confiance en soi après trois succès consécutifs en slalom, l’Allemande Maria Riesch a rallongé cette série d’une unité hier à Maribor (Slovénie), consolidant sa première place au classement général de la Coupe du monde et au classement de la discipline.
À l’entendre gagner des courses serait presque uniquement une question de mental: « En ce moment rien ne peut m’arrêter. Simplement, je cours sans réfléchir. Et cela me procure beaucoup de plaisir », note la Bavaroise, après son dixième succès sur le cirque blanc.
Mais de son propre aveu, son mètre quatre-vingt lui a aussi été fort utile pour garder le rythme sur les parties moins pentues de la compacte piste de Maribor, où plusieurs dossards élevés se sont illustrés.
« Mes grandes jambes me donnent un levier sur les skis, c’est utile pour attaquer à fond », souligne l’Allemande de 24 ans.
Et elle a su le faire magistralement, conservant une avance de plus d’une seconde sur l’Autrichienne Kathrin Zettel et la Finlandaise Tanja Poutiainen, sa dauphine au général qui a vu son retard sur l’Allemande passer à 85 points.
Le déclic de Riesch en slalom cette saison est aussi venu d’un coup de hasard matériel. Ayant abîmé ses skis à l’entraînement à La Molina, elle s’est rabattue, avec succès, sur une paire de rechange et c’est avec celle-ci qu’elle a forgé cette série.
À quelques semaines des Mondiaux de Val-d’Isère (3-15 février), sa cote culmine et Riesch l’assume : « C’est normal que les attentes montent après ces victoires, que les gens se disent “elle doit devenir championne du monde”. » À la limite, la perspective de s’élancer prochainement à Garmisch, chez elle, « devant tous ces gens qui me connaissent » est plus déstabilisante.
Ses concurrentes ont tiré leur chapeau devant sa classe à part. Pour Kathrin Zettel, le changement de chaussures ne lui aura pas permis de décrocher son premier succès en slalom après lequel elle court depuis le début de sa carrière en 2005. Elle doit se contenter d’un neuvième podium dans la spécialité, le deuxième cette année.
Propulsée numéro un autrichienne par ses deux succès en géant et les blessures de Marlies Schild et Nicole Hosp, la skieuse de G?stling an der Ybbs jure pouvoir « appréhender la pression » des attentes de la meilleure nation du ski alpin.
La journée aura été en demi-teinte pour l’Américaine Lindsey Vonn, 4e au final, à cause d’une première manche manquée, et ex aequo avec la Suédoise Anja Paerson qui a encore démontré ses affinités avec la piste de Maribor, où elle a gagné cinq fois en slalom.
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S’ils n’ont pas la distinction feutrée et le pedigree de leur compatriote Benjamin Raich, seulement 11e après sa victoire la veille en slalom géant, Herbst et Pranger savent assurer à l’occasion.
Purs spécialistes des piquets serrés, ils se partagent entre Coupe du monde et Coupe d’Europe, le circuit mineur sur le Vieux Continent.
« J’attendais ce résultat depuis le début de la saison. Lors des slaloms précédents, j’avais de bonnes sensations, mais aussi de petits problèmes. J’ai beaucoup travaillé cet été et participé ces dernières semaines à des courses de Coupe d’Europe pour trouver la meilleure...