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Actualités - Chronologie

Décès de cheikh Abou Saleh el-Aridi, « pilier » de la vie spirituelle druze

Il n’aura pas eu le temps de faire le deuil de son fils, assassiné en septembre 2008. Cheikh Farhan el-Aridi est décédé samedi dernier, quatre mois, presque jour pour jour, après l’attentat à la voiture piégée qui a coûté la vie à Saleh el-Aridi. Il avait alors déclaré : « Si la personne qui a ainsi frappé notre famille se présente à nous en cet instant et nous dit qu’elle a tué notre fils, je lui pardonnerai et accepterai sa repentance. » C’est ainsi un homme plein de sagesse que la communauté druze a enterré ce week-end. À 78 ans, le cheikh dit « Abou Saleh » avait fait ses preuves comme guide spirituel et comme référence politique dans la région de Aley. Il a initié de nombreuses œuvres sociales et s’est consacré à résoudre les conflits qui éclataient entre les habitants de sa ville, Baysour, dans la région de Aley. Il s’est vu salué par beaucoup pour avoir propagé un message d’unité et de fraternité au sein de la montagne druze. Cet esprit pacifique est d’autant plus remarquable qu’il cherchait à toucher les victimes des combats provoqués par Israël et les enfants de la fameuse « guerre de la Montagne ». Son œuvre spirituelle inclut également des livres traitant de la religion druze. Pour la deuxième fois en quelques mois, la petite ville de Baysour a donc dit adieu à un membre de la famille el-Aridi. Lors des funérailles, qui avaient lieu hier, les hommes politiques ont succédé aux habitants de la région. Le leader druze Walid Joumblatt était présent, ainsi que Talal Arslane et plusieurs membres du gouvernement. Mohammad Rachid Kabbani, mufti de la République, a présenté ses condoléances par téléphone au cheikh druze Naïm Hassan. Ce dernier s’est rendu à Baysour en compagnie du ministre Ghazi el-Aridi et il a déclaré que la communauté druze unie avait perdu en la personne du cheikh Abou Saleh « un pilier de sa vie spirituelle et sociale ».
Il n’aura pas eu le temps de faire le deuil de son fils, assassiné en septembre 2008. Cheikh Farhan el-Aridi est décédé samedi dernier, quatre mois, presque jour pour jour, après l’attentat à la voiture piégée qui a coûté la vie à Saleh el-Aridi. Il avait alors déclaré : « Si la personne qui a ainsi frappé notre famille se présente à nous en cet instant et nous dit qu’elle a tué notre fils, je lui pardonnerai et accepterai sa repentance. »
C’est ainsi un homme plein de sagesse que la communauté druze a enterré ce week-end. À 78 ans, le cheikh dit « Abou Saleh » avait fait ses preuves comme guide spirituel et comme référence politique dans la région de Aley. Il a initié de nombreuses œuvres sociales et s’est consacré à résoudre les conflits qui éclataient entre les habitants de sa ville,...