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Actualités - Chronologie

Sfeir, sur le tir de roquettes : « Une intention malveillante »

Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a considéré hier que le tir de roquettes contre Israël « trahit une intention malveillante » à l’égard du Liban, tout en se déclarant « persuadé que le Liban demeurera à l’abri de la violence et que les combats qui se déroulent non loin de ses frontières ne s’étendront pas au Liban ». « Nous sommes saturés de violences et de morts », a souligné le chef de l’Église maronite. « Certes, notre foi est grande en Dieu, a enchaîné le patriarche, qui s’exprimait devant ses visiteurs, mais il nous faut savoir aussi resserrer nos rangs et nous défendre les uns les autres. Le Christ nous avertit que toute maison divisée sur elle-même s’effondre. Or c’est ce que nous constatons aujourd’hui au Liban, en particulier entre les chrétiens, divisés en deux factions qui se font la guerre. C’est pourquoi nous devons revenir à nous-mêmes et resserrer nos rangs, pour faire front commun dans l’intérêt général du pays, le bien et la paix ». Embrasement généralisé Mercredi, le patriarche avait présidé la réunion mensuelle des évêques maronites, à l’issue de laquelle un communiqué avait été publié mettant en garde contre un embrasement généralisé. En voici le texte : « 1- Les scènes de massacres perpétrés à Gaza transmises par les chaînes de télévision soulèvent la colère par leur barbarie et condamnent cette guerre à laquelle le Conseil de sécurité doit mettre immédiatement fin. « 2- Normalement, la guerre oppose des armées ; les civils innocents et les enfants sont épargnés. Nous demandons à nos fidèles de prier pour que cette tragédie prenne fin. « 3- L’un des risques des affrontements de Gaza, c’est qu’ils s’étendent à d’autres régions et pays, dont le Liban. Nous exhortons tous les Libanais à faire front commun devant le danger et à mettre de côté leurs divergences. « 4- La division des Libanais en deux camps opposés sur tout est mauvais signe, surtout quand l’embrasement est si proche, géographiquement, et qu’il risque de s’étendre aux pays voisins. « 5- La crise financière mondiale a touché les pays du Golfe arabe et a poussé beaucoup de Libanais qui y travaillaient à rentrer au pays. Cette situation entraîne une détérioration financière et devrait inciter les Libanais à s’unir pour aider à la création d’emplois. « 6- Le Nouvel An devrait nous amener tranquillité et paix. Mais c’est tout le contraire qui se passe. Intensifions nos prières afin que Dieu répande sur nous un esprit de modération et de raison et que nous œuvrions pour la paix absente. Et pour que Dieu fasse de l’année en cours une année de bien, de bénédiction et de paix chez nous et dans le monde. »
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a considéré hier que le tir de roquettes contre Israël « trahit une intention malveillante » à l’égard du Liban, tout en se déclarant « persuadé que le Liban demeurera à l’abri de la violence et que les combats qui se déroulent non loin de ses frontières ne s’étendront pas au Liban ».
« Nous sommes saturés de violences et de morts », a souligné le chef de l’Église maronite.
« Certes, notre foi est grande en Dieu, a enchaîné le patriarche, qui s’exprimait devant ses visiteurs, mais il nous faut savoir aussi resserrer nos rangs et nous défendre les uns les autres. Le Christ nous avertit que toute maison divisée sur elle-même s’effondre. Or c’est ce que nous constatons aujourd’hui au Liban, en particulier entre les chrétiens, divisés...