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Geagea : « Pourquoi Jibril n’a-t-il pas tiré ses roquettes du Golan ? »

Dans le concert des condamnations des tirs de roquettes contre Israël, à partir du Liban-Sud, par une organisation « inconnue », relevons celle de M. Samir Geagea, qui a souligné, à raison, que cet acte, avant d’être une violation de la résolution 1701 de l’ONU, est « une atteinte à la sûreté de l’État et à la souveraineté nationale ». Réclamant une enquête approfondie qui « aille jusqu’au bout » pour identifier les auteurs des tirs, M. Geagea s’est arrêté sur la version selon laquelle il s’agirait du FPLP-Commandement général, une organisation prosyrienne dont le quartier général est à Damas et dont le chef est Ahmad Jibril, qui serait à l’origine des tirs. Et le chef des Forces libanaises de se demander « pour quelle bonne raison ces roquettes n’ont pas été tirées du Golan et pourquoi c’est le seul Liban qui doit être affecté par les événements en cours ». « Il est inadmissible que de petits acteurs entraînent le Liban, ou tout autre État arabe, à des combats ou à une guerre à large échelle sans préparation, sans planification et en l’absence d’une quelconque stratégie », a conclu M. Geagea, après avoir estimé que l’ouverture d’un front « priverait les affrontements de leur caractère nationaliste palestinien » et par conséquent de l’appui mondial dont cette cause bénéficie en ce moment. Plusieurs figures de proue de 14 Mars, notamment Mme Nayla Moawad ainsi que MM. Boutros Harb, Marwan Hamadé et Akram Chehayeb, ont condamné le tir de roquettes considéré par Mme Moawad comme étant « hautement suspect ». De son côté, M. Harb a affirmé que la tragédie vécue par la population de Gaza « ne doit pas nous pousser à permettre un acte qui exposerait le Liban à un drame semblable ». Pour le parlementaire, cet acte, qui peut servir de « prétexte » à Israël pour attaquer le Liban, ne peut avoir été commis que par des « ennemis du Liban et des alliés d’Israël». M. Hamadé, pour sa part, a invité le gouvernement libanais à se méfier de décisions « qui sacrifieraient le Liban, comme elles le font de la Palestine ou comme ce fut le cas de l’Irak, sur l’autel d’intérêts régionaux expansionnistes ». Une délégation du secrétariat du 14 Mars a rendu visite hier au mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, qui a jugé « étranger et dangereux » le tir de roquettes depuis le Liban. Le dignitaire religieux sunnite a invité l’État à « renforcer les mesures de sécurité pour empêcher le Liban d’être entraîné à son corps défendant dans une nouvelle guerre ».
Dans le concert des condamnations des tirs de roquettes contre Israël, à partir du Liban-Sud, par une organisation « inconnue », relevons celle de M. Samir Geagea, qui a souligné, à raison, que cet acte, avant d’être une violation de la résolution 1701 de l’ONU, est « une atteinte à la sûreté de l’État et à la souveraineté nationale ».
Réclamant une enquête approfondie qui « aille jusqu’au bout » pour identifier les auteurs des tirs, M. Geagea s’est arrêté sur la version selon laquelle il s’agirait du FPLP-Commandement général, une organisation prosyrienne dont le quartier général est à Damas et dont le chef est Ahmad Jibril, qui serait à l’origine des tirs.
Et le chef des Forces libanaises de se demander « pour quelle bonne raison ces roquettes n’ont pas été tirées du Golan et...