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Actualités - Chronologie

Réactions Les dénonciations se poursuivent dans les milieux politiques et religieux

Les condamnations de l’agression israélienne contre Gaza se sont poursuivies hier ainsi que les appels à l’unité des Palestiniens invités à faire front commun dans la tragédie. Le chef de la Ligue des ulémas de Palestine, cheikh Saoud Moustapha, a stigmatisé « le rôle du régime égyptien dans le blocus de Gaza », affirmant que « tout régime qui conspire avec l’occupant doit être traité comme un occupant ». Le dignitaire sunnite, qui participait à la manifestation populaire en solidarité avec la population de Gaza, a appelé les peuples arabes et musulmans à faire pression sur leurs régimes respectifs pour provoquer un changement dans leur position, « en fermant notamment les ambassades sionistes et en suspendant les relations avec Israël ». Cheikh Moustapha a en outre invité l’Autorité palestinienne « à préciser sa position tout en se tenant aux côtés de son peuple ». « Si l’unité nationale que clame l’Autorité palestinienne signifie la reconnaissance de l’occupation, l’abolition du droit de retour et l’exposition de la population palestinienne à l’exode et au massacre, c’est que cette unité a fait faillite », a-t-il ajouté. Prenant à son tour la parole, le président du bureau politique de la Jamaa islamiya, Amir Cheikh Ammar, a indiqué qu’« il n’est pas permis que le Conseil de sécurité aborde la question de Gaza avec autant de légèreté et d’irresponsabilité », appelant l’Organisation de la conférence islamique à « se ranger aux côtés des habitants de la Palestine ». Plus optimiste, le représentant de Hamas au Liban, Oussama Hamdane, a promis à la nation arabe des « surprises qui vont apaiser les cœurs et décevoir ceux qui comptabilisent sur la chute de la résistance ». Le guide spirituel chiite, cheikh Mohammad Hussein Fadlallah, a de son côté affirmé qu’il est « du devoir des ulémas de la nation arabe, sunnites et chiites, d’œuvrer à récupérer toute la Palestine historique et à mobiliser les consciences des peuples arabes et musulmans dans cette direction ». Le dignitaire chiite a appelé les leaders religieux du monde musulman, sunnites et chiites notamment, à une rencontre urgente pour examiner, d’une part, l’aide à apporter à la population de Gaza et les mesures à prendre pour la soutenir, et, d’autre part, à faire disparaître le bloc de glace qui s’est constitué entre les deux communautés musulmanes du fait des accumulations historiques et des fatwas d’apostasie formulées de part et d’autre. Pour l’ancien Premier ministre Sélim Hoss, « l’agression barbare » menée par Israël contre Gaza « met en relief de manière scandaleuse le mutisme et le recul de certains régimes arabes, de même qu’il révèle au grand jour la complicité des grandes puissances » avec l’État hébreu. S’exprimant au nom du 14 Mars, le député Fouad Souhaid a tenu, quant à lui, à réitérer la position de son camp politique qui se dit « totalement et inconditionnellement solidaire avec le peuple palestinien dans la guerre menée sur son territoire ». « De même que nous appelons à l’unité palestinienne et appuyons l’invitation de l’Arabie saoudite à un dialogue unificateur pour mettre fin au conflit qui oppose le Hamas à l’Autorité palestinienne », a-t-il ajouté. Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision ANB, le vice-président des Kataëb, Sélim Sayegh, a affirmé : « Le Hamas est certes responsable d’avoir mis fin à la trêve. Cependant, l’ampleur de la réaction militaire israélienne nécessite une intervention diplomatique pour sauver la population palestinienne. » Tout en reconnaissant le droit à la résistance qui, a-t-il dit, « est un droit inaliénable », M. Sayegh a souligné « qu’il ne nous appartient pas, en tant que libanais, d’apprendre aux Palestiniens comment ils doivent se conduire, ou aux régimes arabes ce qu’ils doivent faire ». Et le vice-président des Kataëb de rappeler la nécessité de « ne pas transformer la crise de Gaza en un enjeu dans la guerre des axes arabes et des règlements de comptes ». De son côté, le ministre des Affaires sociales, Mario Aoun, qui a écarté la possibilité d’une quelconque confrontation entre le Liban et Israël, a indiqué, dans un entretien à la Voix du Liban, que « la protection du Liban doit être assurée grâce à la résolution 1701 ». Dans un communiqué enfin, la « Tribune civile euro-méditerranéenne » au Liban a indiqué que « la déclaration faite par la présidence tchèque de l’Union européenne, affirmant que l’invasion israélienne est un acte défensif et non offensif, exprime un parti pris et une légitimation flagrante de l’agression israélienne contre le peuple palestinien ».
Les condamnations de l’agression israélienne contre Gaza se sont poursuivies hier ainsi que les appels à l’unité des Palestiniens invités à faire front commun dans la tragédie.
Le chef de la Ligue des ulémas de Palestine, cheikh Saoud Moustapha, a stigmatisé « le rôle du régime égyptien dans le blocus de Gaza », affirmant que « tout régime qui conspire avec l’occupant doit être traité comme un occupant ». Le dignitaire sunnite, qui participait à la manifestation populaire en solidarité avec la population de Gaza, a appelé les peuples arabes et musulmans à faire pression sur leurs régimes respectifs pour provoquer un changement dans leur position, « en fermant notamment les ambassades sionistes et en suspendant les relations avec Israël ».
Cheikh Moustapha a en outre invité l’Autorité palestinienne...