« Le monde arabe et le peuple palestinien ont plus que jamais besoin de s’engager sur la voie de la paix après tant d’effusion de sang. » C’est ce qu’a déclaré M. Samir Frangié, député de Zghorta, dans une interview à La Voix de l’Orient.
Commentant les retombées des événements de Gaza, Samir Frangié a d’abord dénoncé les critiques acerbes du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah à l’égard de l’Égypte et de certains pays arabes. Le député de Zghorta a qualifié de « totalement inadmissible » la campagne contre « le rôle égyptien actif qui renaît et contre le rôle croissant de l’Arabie saoudite qui s’ouvre sur le monde et qui regarde vers l’avenir ». « Cette campagne, a-t-il souligné, est malheureusement commanditée tantôt par la Syrie, tantôt par l’Iran. Elle ne sert pas les relations arabes du Liban. » M. Frangié a toutefois précisé qu’en dépit des joutes verbales, « la situation interne au Liban est acceptable du fait de la présence de l’État et de la position sereine et sage du président de la République, sans compter le sentiment libanais généralisé, de l’extrême sud à l’extrême nord, portant sur la nécessité d’éviter au pays les retombées des événements de Gaza ».
« Il est nécessaire, au plan interne, de protéger le pays, a déclaré Samir Frangié. Le Liban n’est pas en mesure de supporter une nouvelle guerre. Le Hamas a comme issue possible de conclure avec Israël une trêve globale, comme c’est le cas en Cisjordanie ou sur le Golan occupé. Quant à la thèse selon laquelle le Liban devrait affronter seul Israël, elle ne fait nullement l’unanimité parmi les Libanais. Pourquoi veut-on entraîner à nouveau le Liban (dans un conflit avec Israël) alors que le front du Golan est totalement calme ? »
Et le député de Zghorta d’ajouter : « Il existe deux axes actuellement. Le premier est l’axe égypto-saoudien, avec les pays du Golfe, la Jordanie et l’Autorité palestinienne. Il prône une solution à la crise du Proche-Orient sur base de l’initiative arabe en vue d’une paix juste et globale (l’initiative approuvée lors du sommet arabe de Beyrouth). Cet axe est confronté à l’axe syro-iranien. Malheureusement, ce conflit (entre ces deux axes) se déroule à Gaza, en dépit du fait que les Arabes, pour la première fois dans leur histoire, ont pris l’initiative et prônent une feuille de route politique d’une extrême importance. Le monde arabe et le peuple palestinien ont besoin, aujourd’hui plus que jamais, d’opter pour la paix, après tant d’effusion de sang. »
« Les pays arabes, a poursuivi Samir Frangié, ont lancé une initiative de paix, et Israël est dans l’impasse. La collusion syro-iranienne avec l’État hébreu se manifeste à travers la carte du Hamas. L’initiative arabe s’est transposée à New York et a servi de base à la conférence sur la culture de la paix et le dialogue des civilisations. Elle a bénéficié de la légitimité internationale par le biais de la résolution 1850. Cette initiative arabe est aujourd’hui sabotée, à l’instar du projet d’édification d’un État palestinien indépendant. »
Et le député de Zghorta de conclure : « Pourquoi le président Bachar el-Assad observe-t-il le mutisme et pourquoi ne convoque-t-il pas un sommet arabe en sa qualité de président en exercice du sommet ? Pourquoi laisse-t-il au médiateur turc le soin de suspendre les négociations (avec Israël) ? Est-ce une coïncidence que Bachar el-Assad ait exprimé sa volonté d’entamer des négociations directes (avec l’État hébreu) la veille de l’agression contre Gaza ? »
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Commentant les retombées des événements de Gaza, Samir Frangié a d’abord dénoncé les critiques acerbes du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah à l’égard de l’Égypte et de certains pays arabes. Le député de Zghorta a qualifié de « totalement inadmissible » la campagne contre « le rôle égyptien actif qui renaît et contre le rôle croissant de l’Arabie saoudite qui s’ouvre sur le monde et qui regarde vers l’avenir ». « Cette campagne, a-t-il souligné, est malheureusement commanditée tantôt par la Syrie, tantôt par l’Iran. Elle ne sert...