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Sérail Siniora : Le Liban doit rester à l’écart de la confrontation militaire

Le chef du gouvernement, Fouad Siniora, a souligné hier la nécessité de maintenir le Liban à l’écart de la confrontation militaire en cours dans les territoires palestiniens, tout en continuant à se dépenser pour défendre la cause de la Palestine. Interrogé par les journalistes sur la situation dans la bande de Gaza, M. Siniora a dit : « Ce qui se passe est un crime. L’ennemi israélien croit pouvoir en finir de cette manière avec la question palestinienne, mais il se fait des illusions. Qu’il frappe de plus en plus fort, cela ne fera que renforcer l’attachement des Palestiniens et des Arabes à leurs droits en Palestine, à leur retour dans ce pays et à la création d’un État palestinien avec Jérusalem pour capitale. » « Nous avons tiré les leçons des expériences précédentes mais pas Israël. Nous souhaitons que les Palestiniens mettent un terme cette fois-ci à leurs dissensions, car tant que celles-ci persisteront, nous ne pourrons pas persuader le monde ni nous persuader nous-mêmes de la justesse de notre cause », a-t-il ajouté. « Face à la férocité de la guerre imposée par Israël, il n’est plus acceptable que ces dissensions perdurent quels qu’en soient les prétextes », a-t-il encore dit. Et de poursuivre : « En ce qui nous concerne, au Liban, nous faisons ce qui est possible pour prodiguer notre soutien à nos frères à Gaza sur les plans médical, humanitaire et même médiatique. Tout le monde au Liban est mobilisé pour défendre la cause de la Palestine. Cette position unifiée des Libanais a un grand effet dans le monde arabe et dans le monde entier. » « Dans le même temps, a ajouté le Premier ministre, nous sommes extrêmement soucieux de maintenir le Liban à l’écart de ce qui se passe. Il ne faut pas qu’il se laisse entraîner (dans la confrontation) d’une quelconque façon, car l’ennemi israélien s’efforce toujours de tendre un piège au Liban. Or un Liban uni est le contraire de ce que veut Israël. » « Nous œuvrons de façon permanente pour empêcher que le Liban ne soit entraîné dans la confrontation », a-t-il insisté. Interrogé sur l’absence de l’Arabie saoudite à la réunion parlementaire interarabe de Tyr, jeudi dernier, M. Siniora a dit : « Il faut toujours prendre en compte l’existence de certains points de vue et les respecter. Ce n’est pas en réagissant par des accusations de trahison qu’on ferait œuvre utile. Que personne ne fasse de la surenchère arabiste et ne se prétende plus attaché que d’autres à la cause palestinienne. Nous défendons tous une cause unique, mais nos approches peuvent être différentes les unes des autres. Cela ne nous permet pas de nous accuser mutuellement de félonie. » En réponse à une question sur la visite à Beyrouth du président français Nicolas Sarkozy, mardi prochain, le chef du gouvernement a rappelé que la France « est un pays ami et un membre permanent du Conseil de sécurité ». « Nous allons discuter avec le président français des moyens de retourner au processus pouvant mener à la mise en œuvre de l’initiative de paix arabe », a-t-il dit. Les cinq Grands au Sérail Par ailleurs, M. Siniora a reçu au Grand Sérail les représentants des États membres du Conseil de sécurité accrédités au Liban avec qui il a passé en revue les efforts en cours pour obtenir un cessez-le-feu à Gaza. Étaient présents les ambassadeurs de France, de Russie, de Turquie, d’Autriche et du Mexique, ainsi que les chargés d’affaires des États-Unis, de Grande-Bretagne, de Chine et du Japon. Le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, a assisté à la réunion. Auparavant, les représentants des cinq États membres permanents du Conseil de sécurité avaient été reçus au palais Bustros par M. Salloukh qui leur a communiqué la position officielle libanaise au sujet des développements à Gaza. Pour en revenir à M. Siniora, il devait également recevoir l’ambassadeur d’Italie, Gabriele Checchia, avec qui il a évoqué le même sujet. Sur un autre plan, le chef du gouvernement a reçu le vice-président du Parlement iranien, Mohammad Hassan Abou Tourabi, qui avait participé jeudi à la réunion de Tyr. « Nous avons discuté de façon détaillée des efforts qu’il faudra que les États islamiques et arabes déploient pour soutenir les Palestiniens et en particulier dans la bande de Gaza », a déclaré M. Abou Tourabi à l’issue de la rencontre. Il a souligné d’autre part que l’Iran continuerait à soutenir le Liban et à œuvrer pour y renforcer l’esprit de l’unité nationale entre tous ses fils, ses courants politiques et ses communautés.
Le chef du gouvernement, Fouad Siniora, a souligné hier la nécessité de maintenir le Liban à l’écart de la confrontation militaire en cours dans les territoires palestiniens, tout en continuant à se dépenser pour défendre la cause de la Palestine.
Interrogé par les journalistes sur la situation dans la bande de Gaza, M. Siniora a dit : « Ce qui se passe est un crime. L’ennemi israélien croit pouvoir en finir de cette manière avec la question palestinienne, mais il se fait des illusions. Qu’il frappe de plus en plus fort, cela ne fera que renforcer l’attachement des Palestiniens et des Arabes à leurs droits en Palestine, à leur retour dans ce pays et à la création d’un État palestinien avec Jérusalem pour capitale. »
« Nous avons tiré les leçons des expériences précédentes mais pas Israël. Nous...