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Gemayel : Si le silence est un complot, la surenchère l’est tout autant

Le chef du parti Kataëb, l’ancien président Amine Gemayel, a dénoncé hier ceux qui manipulent la cause palestinienne et poussent à la confrontation, au détriment du peuple palestinien à Gaza. « Aucun être humain ne saurait tolérer le maintien d’une telle situation dramatique. La fin de cette guerre est un devoir humanitaire et une nécessité politique et sécuritaire. Il est temps que toutes les parties palestiniennes, israéliennes, arabes et internationales mettent en application les solutions, accords et règlements auxquels sont parvenus les Israéliens et les Palestiniens depuis des années », a-t-il affirmé. « L’utilisation de la cause juste du peuple palestinien, qui est devenue un instrument de surenchère et de chantage, ainsi qu’une carte dans les conflits régionaux et sectaires, est un crime », a poursuivi le président Gemayel, appelant les manipulateurs « à laisser Gaza en paix ». « Si le silence de certains est un complot, les surenchères verbales de certains le sont aussi », a-t-il indiqué. « La véritable solidarité avec le peuple palestinien aujourd’hui, c’est de l’encourager à prendre le chemin des négociations. Sinon, que l’Autorité palestinienne annule les accords d’Oslo et que les pays arabes abrogent les accords de paix et les armistices. Déclarons tous une guerre ouverte à Israël jusqu’à ce qu’il soit rayé de la carte du Moyen-Orient... », a-t-il dit, dénonçant la logique du Hezbollah. « Si c’est cela qui est demandé, que les tenants de cette logique nous le disent franchement et œuvrent tous en conséquence. Mais qu’on œuvre d’un côté pour la paix et qu’on pousse de l’autre le peuple de Gaza à la mort tout seul, cela est un crime qui est impardonnable », a-t-il souligné. « Le Liban, président de la République, gouvernement et leaders, doit refuser d’ores et déjà de se soumettre aux surenchères qui ont défait les Arabes et détruit le Liban. Le président consensuel est celui qui exprime la position de tous les Libanais et non la position d’une seule partie. Or nous ne pensons pas que la position du Hezbollah soit celle de la majorité des Libanais », a noté Amine Gemayel. Il a insisté, dans ce cadre, sur la nécessité pour le Liban de ne pas perdre son rôle d’arbitrage : « Qu’il ne soit pas entraîné par certains vers un axe arabe contre l’autre, afin que sa position œuvre pour la discorde. Le plus grave serait que le Liban passe, en raison des menées de certains, d’un État qui respecte les accords d’armistice et les résolutions internationales à un État qui ouvre ses frontières et son territoire à des aventures dont nous avons déjà expérimenté les résultats. » « Malgré toute la colère que nous ressentons face à ce qui se déroule à Gaza, nous ne permettons pas que certaines parties prennent l’initiative en solo d’orienter la rue libanaise contre les pays arabes », a-t-il souligné. Le président Gemayel a enfin appelé « tous les leaders libanais à respecter un certain plafond dans leurs positions ». « La surenchère, par rapport à la rue, encouragera certaines organisations et certains partis actifs au Liban à mener des actions à partir du Sud. Ce sera la grande catastrophe, d’autant que nous n’avons pas encore mis en place la stratégie de défense (...) », a-t-il conclu.
Le chef du parti Kataëb, l’ancien président Amine Gemayel, a dénoncé hier ceux qui manipulent la cause palestinienne et poussent à la confrontation, au détriment du peuple palestinien à Gaza.
« Aucun être humain ne saurait tolérer le maintien d’une telle situation dramatique. La fin de cette guerre est un devoir humanitaire et une nécessité politique et sécuritaire. Il est temps que toutes les parties palestiniennes, israéliennes, arabes et internationales mettent en application les solutions, accords et règlements auxquels sont parvenus les Israéliens et les Palestiniens depuis des années », a-t-il affirmé.
« L’utilisation de la cause juste du peuple palestinien, qui est devenue un instrument de surenchère et de chantage, ainsi qu’une carte dans les conflits régionaux et sectaires, est un crime », a...