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Moubarak : « L’Égypte ne permettra à personne d’étendre son influence à ses dépens »

Plusieurs responsables égyptiens, et notamment le président Hosni Moubarak, ont répondu avec virulence aux critiques lancées contre eux par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, ainsi qu’à son appel au peuple égyptien à descendre « par millions » dans la rue. Le président Moubarak a exclu pour sa part la réouverture permanente du terminal de Rafah – le point qui a valu à l’Égypte ces critiques, venant notamment du Hamas et du Hezbollah – en l’absence de représentants de l’Autorité palestinienne et d’observateurs de l’Union européenne à ce point de passage entre l’Égypte et la bande de Gaza. « Nous, en Égypte, n’allons pas contribuer à la consécration de la division (entre l’Autorité palestinienne et le Hamas) en ouvrant le terminal de Rafah en l’absence de l’Autorité palestinienne et des observateurs de l’Union européenne, et en contravention avec l’accord de 2005 », a déclaré M. Moubarak, dans un discours retransmis par la télévision publique. « Nous disons à ceux qui tentent de réaliser des gains politiques sur le compte du peuple de Palestine que le sang des Palestiniens a un prix », a ajouté le président égyptien. « Nous disons haut et fort que l’Égypte restera au-dessus des petitesses et ne permettra à personne d’étendre son influence à ses dépens », a-t-il encore dit, dans une allusion aux vives critiques adressées à son régime par le Hezbollah, le Hamas et l’opposition égyptienne. M. Moubarak a en outre appelé à l’arrêt immédiat des raids israéliens sur le territoire palestinien. « Nous disons à Israël que ses agressions sont rejetées et condamnées, et qu’elles doivent cesser immédiatement », a-t-il affirmé. « Nous disons à nos frères palestiniens : unifiez vos rangs, a-t-il poursuivi. Nous vous avions plusieurs fois prévenus que le refus de la trêve allait pousser Israël à attaquer Gaza. » L’Égypte a d’ailleurs rouvert hier en début de soirée le terminal de Rafah aux ambulances transportant des blessés palestiniens, un passage qu’elle avait brièvement fermé en raison de frappes israéliennes à sa frontière avec la bande de Gaza. Aboul Gheit D’autres officiels égyptiens avaient déjà répondu lundi avec force aux attaques formulées la veille par le Hezbollah. En visite en Turquie, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmad Aboul Gheit, a déclaré que le chef du Hezbollah cherchait à semer le trouble en Égypte pour le bien d’intérêts étrangers, en référence visiblement à l’Iran. « Les forces armées (égyptiennes) sont capables de défendre leur patrie contre des gens comme vous. Vous voulez créer le chaos dans la région au service d’intérêts qui ne veulent pas le bien de cette région », a déclaré Aboul Gheit, cité par l’agence égyptienne MENA. Selon lui, Nasrallah « a demandé au peuple égyptien de descendre dans la rue et de semer le chaos en Égypte comme les activistes du Hezbollah avaient provoqué le chaos dans leur pays. Il s’est aussi adressé aux forces armées égyptiennes, en leur intimant de se mutiner. Cette personne ne comprend rien à rien ». « Vous êtes un homme qui avait acquis du respect, mais là vous avez insulté le peuple égyptien », a également affirmé le ministre égyptien. « L’Égypte est grande et forte, et personne ne peut la manipuler de l’extérieur, a-t-il lancé. L’Égypte bouge quand le peuple et ses dirigeants le décident. » Le chef de la diplomatie égyptienne a mis en garde contre les attitudes belliqueuses émanant, selon lui, de certains États, responsables et chaînes de télévision. « S’il s’agit d’une déclaration de guerre contre le peuple égyptien, alors le peuple égyptien ira en guerre », a-t-il dit.
Plusieurs responsables égyptiens, et notamment le président Hosni Moubarak, ont répondu avec virulence aux critiques lancées contre eux par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, ainsi qu’à son appel au peuple égyptien à descendre « par millions » dans la rue.
Le président Moubarak a exclu pour sa part la réouverture permanente du terminal de Rafah – le point qui a valu à l’Égypte ces critiques, venant notamment du Hamas et du Hezbollah – en l’absence de représentants de l’Autorité palestinienne et d’observateurs de l’Union européenne à ce point de passage entre l’Égypte et la bande de Gaza.
« Nous, en Égypte, n’allons pas contribuer à la consécration de la division (entre l’Autorité palestinienne et le Hamas) en ouvrant le terminal de Rafah en l’absence de...