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Actualités - Opinion

Les chancelleries occidentales s’inquiètent Dans les coulisses de la diplomatie de Khalil Fleyhane

Grâce à l’armée, le Liban a évité de justesse une catastrophe qui se serait produite si les huit katiouchas découvertes à Naqoura avaient été lancées contre Israël. Il ne s’agit pas bien sûr de la première fois que les services de renseignements militaires font une telle découverte, considérablement appréciée par le commandement de la Finul, ainsi que par les ambassadeurs des pays qui participent à la force internationale de paix. Dans les rangs des attachés militaires occidentaux, c’est le branle-bas de combat pour essayer d’identifier les parties qui ont installé les projectiles. De sources diplomatiques concernées à Beyrouth, on estime que la gravité de cet incident réside non seulement dans le fait qu’il donne à Israël un prétexte pour entreprendre une nouvelle opération militaire contre le Liban, mais dans le lieu choisi pour bombarder l’État hébreu. Les lance-missiles ont été installés à un kilomètre et demi du quartier général de la Finul et à trois kilomètres du territoire israélien. Pour ces sources, cela démontre que les mesures de sécurité autour du QG de la Finul ne sont pas suffisantes et que celui-ci aurait pu être facilement attaqué. L’affaire révèle, également pour elles, l’échec des démarches prises dans la zone d’opérations de la force internationale pour empêcher la circulation des armes et donne raison à Israël, qui dit ne pas vouloir cesser ses violations de l’espace aérien libanais, afin de pouvoir surveiller le mouvement des combattants du Hezbollah ainsi que la circulation des armes. De mêmes sources, on s’est arrêté sur le timing de l’opération, qui intervient à un moment où le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, multiplie les menaces contre le Hezbollah et le Liban en même temps que les critiques contre la Finul. On a jugé inacceptable l’analyse faite, selon laquelle, l’installation des katiouchas représente une sorte de message adressé à Israël pour qu’il ne mette pas en application ses menaces contre Gaza. Pour ces sources, si cette analyse se confirme cependant, le responsable de sécurité de la Finul aurait dû prévoir cette éventualité et multiplier les mesures de sécurité. Pour le moment, ces sources jugent primordial d’identifier les coupables, pour pouvoir répondre aux questions suivantes : l’affaire serait-elle l’œuvre d’Israéliens, à travers des instruments libanais, de Palestiniens, ou de Palestiniens à travers des instruments libanais ? Vise-t-elle à pousser le président français, Nicolas Sarkozy, à renoncer à sa visite à Beyrouth, prévue pour le 6 janvier, ou à intimider le Premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, également attendu à Beyrouth.
Grâce à l’armée, le Liban a évité de justesse une catastrophe qui se serait produite si les huit katiouchas découvertes à Naqoura avaient été lancées contre Israël. Il ne s’agit pas bien sûr de la première fois que les services de renseignements militaires font une telle découverte, considérablement appréciée par le commandement de la Finul, ainsi que par les ambassadeurs des pays qui participent à la force internationale de paix.
Dans les rangs des attachés militaires occidentaux, c’est le branle-bas de combat pour essayer d’identifier les parties qui ont installé les projectiles.
De sources diplomatiques concernées à Beyrouth, on estime que la gravité de cet incident réside non seulement dans le fait qu’il donne à Israël un prétexte pour entreprendre une nouvelle opération militaire contre le...