Mitri poursuit l’examen d’une charte définissant une éthique journalistique
le 23 décembre 2008 à 00h00
Le ministre de l’Information, Tarek Mitri, a présidé hier une nouvelle réunion des rédacteurs en chef et des responsables des médias audiovisuels et de la presse écrite afin d’examiner le projet de déclaration d’intention définissant une charte d’éthique journalistique. M. Mitri avait tenu il y a quelques jours une première réunion avec les responsables des médias et de la presse afin de plancher sur une mouture initiale du projet sur l’éthique professionnelle. Le document a été examiné hier à la lumière des observations et remarques formulées par les participants à la réunion.
À l’issue des débats, M. Mitri a tenu à préciser que son objectif n’est en aucun cas d’imposer un point de vue ou de formuler des conseils. Il a indiqué dans ce cadre que les concertations qu’il a entreprises sont axées sur une entente qui a été convenue entre les participants à la réunion et qui porte essentiellement sur les trois axes suivants :
– Préserver la liberté des moyens d’information, mais préserver aussi la liberté des journalistes, ces deux libertés étant différentes, en ce sens qu’il faudrait préserver le droit des médias à exprimer leur point de vue comme ils l’entendent, et parallèlement, les journalistes doivent accomplir leur mission sans être soumis à des pressions.
– Appliquer la législation en vigueur qui, malheureusement, n’est pas respectée. Il est nécessaire d’apporter des modifications à la législation en question pour tenir compte de l’évolution enregistrée ces dernières années.
– Renforcer l’éthique de la profession de journaliste. La déclaration d’intention suggérée s’inscrit dans ce cadre. Une telle démarche n’est liée ni de près ni de loin à la censure, que ce soit une censure qui serait exercée par le gouvernement, ce qui est totalement exclu, ou bien l’autocensure. Il est question d’un engagement conjoint de respecter certains principes, sans pour autant faire la moindre allusion à un quelconque contrôle.
En conclusion, M. Mitri a souligné qu’il est nécessaire d’éviter de faire assumer aux journalistes la responsabilité de ce que disent les politiciens, car ils ne sont pas responsables des déclarations des pôles politiques. Mais dans le même temps, a ajouté le ministre de l’Information, il ne faut pas prendre à la légère la mission des journalistes qui ne devraient pas être considérés comme de simples porte-voix ou des instruments pour transmettre les prises de position politiques. « Les journalistes ont une mission beaucoup plus importante que cela », a affirmé M. Mitri.
Le ministre de l’Information, Tarek Mitri, a présidé hier une nouvelle réunion des rédacteurs en chef et des responsables des médias audiovisuels et de la presse écrite afin d’examiner le projet de déclaration d’intention définissant une charte d’éthique journalistique. M. Mitri avait tenu il y a quelques jours une première réunion avec les responsables des médias et de la presse afin de plancher sur une mouture initiale du projet sur l’éthique professionnelle. Le document a été examiné hier à la lumière des observations et remarques formulées par les participants à la réunion.
À l’issue des débats, M. Mitri a tenu à préciser que son objectif n’est en aucun cas d’imposer un point de vue ou de formuler des conseils. Il a indiqué dans ce cadre que les concertations qu’il a entreprises sont...
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