La faculté de droit de l’Université Saint-Joseph (USJ) a organisé hier, en collaboration avec le Centre d’études des droits du monde arabe (Cedroma), un colloque portant sur l’externalisation de l’activité administrative et le partenariat public-privé (PPP). Plusieurs allocutions portant sur l’importance économique du PPP et sur les enjeux juridiques d’un tel partenariat ont été prononcées à cette occasion. Le ministre des Travaux publics et du Transport, Ghazi Aridi, qui a pris part à cet évènement aux côtés de plusieurs experts juridiques libanais et français, a mis l’accent dans son allocution sur l’importance de la privatisation au Liban, notamment dans le secteur de l’énergie qui, selon lui, est la seule voie pouvant mettre fin aux pertes abyssales dont souffre le secteur. « Le monde a connu des expériences multiples en matière de privatisations. Au Liban, nous débattons encore de la question de la privatisation et de la gérance libre (…). Quelles que soient les théories ou les convictions idéologiques qui avaient porté certains à refuser d’emblée le principe de privatisation, nous sommes tous convaincus aujourd’hui de la nécessité de nous engager dans cette voie dans des domaines précis dans le secteur de l’énergie, afin de sauver le Liban d’une hémorragie financière aiguë », a ainsi souligné le ministre Aridi. Il a rappelé à cet égard les avantages économiques du partenariat établi entre l’État et le secteur privé dans la gestion du port de Beyrouth et de la Middle East Airlines (MEA). « Ces deux organismes, gérés par des entreprises privées sous la supervision directe ou indirecte de l’État, connaissent depuis des années des progrès considérables, réalisent d’importants bénéfices, et offrent des opportunités d’emploi », a-t-il souligné. Il a également insisté sur la nécessité de mettre fin au gaspillage qui, selon lui, ronge plusieurs institutions publiques, dont la chaîne de télévision publique, mais aussi d’autres établissements. « Quand j’ai été nommé ministre de l’Information en 2000, il existait 50 correspondants au sein du bureau de l’agence nationale à Baalbeck. L’agence France Presse n’a pas autant de correspondants dans tout le Moyen-Orient », a-t-il ironisé.
Plusieurs participants ont également pris la parole au cours de ce colloque, dont Antoine Kheir, directeur du Cedroma, Jean-Jacques Lavenue, directeur de l’Institut de recherches sur l’évolution de l’environnement normatif des activités transnationales (IREENAT), ainsi que des professeurs des universités Panthéon-Assas, Lille 2 et Saint-Joseph. Ce colloque s’inscrit dans le cadre du programme Cedre, établi en vertu de l’accord de coopération conclu en 1996 entre les gouvernements libanais et français, visant à développer la recherche. Il fait suite à un premier colloque portant sur le même thème tenu, en décembre dernier, à l’université Lille 2 en France.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La faculté de droit de l’Université Saint-Joseph (USJ) a organisé hier, en collaboration avec le Centre d’études des droits du monde arabe (Cedroma), un colloque portant sur l’externalisation de l’activité administrative et le partenariat public-privé (PPP). Plusieurs allocutions portant sur l’importance économique du PPP et sur les enjeux juridiques d’un tel partenariat ont été prononcées à cette occasion. Le ministre des Travaux publics et du Transport, Ghazi Aridi, qui a pris part à cet évènement aux côtés de plusieurs experts juridiques libanais et français, a mis l’accent dans son allocution sur l’importance de la privatisation au Liban, notamment dans le secteur de l’énergie qui, selon lui, est la seule voie pouvant mettre fin aux pertes abyssales dont souffre le secteur. « Le monde a connu des...