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Grèce Nouvelles manifestations à Athènes, le gouvernement accusé « d’incurie »

Des jeunes vandalisent l’Institut français de la capitale, qui restera fermé temporairement par précaution. La police reste mobilisée, alors que la contestation prend une tournure plus sociale. De nouveaux rassemblements de jeunes et de militants syndicalistes se sont déroulés hier à Athènes, au 14e jour de la mobilisation contre une bavure policière meurtrière, tandis que les critiques montaient contre la gestion des troubles par le gouvernement conservateur. Ces rassemblements se sont déroulés dans le calme, alors que jeudi soir, les échauffourées avaient repris dans les rues d’Athènes. Le seul incident de la journée a été l’irruption d’une vingtaine de jeunes cagoulés dans la cour de l’Institut français d’Athènes, où ils ont brisé des vitres et lancé un cocktail Molotov, provoquant des dégâts matériels. « Il s’agit visiblement d’une attaque organisée », a commenté l’ambassadeur de France, Christophe Farnaud, soulignant que les institutions culturelles françaises resteraient fermées temporairement par précaution. Accusée par les médias de s’être une fois de plus laissé déborder la veille lors de heurts avec de jeunes manifestants, la police restait mobilisée, alors qu’un concert organisé par les coordinations de lycéens et d’étudiants devant le siège de l’Université d’Athènes a réuni dans le calme des centaines de jeunes hier soir. En même temps, des centaines de militants syndicalistes se sont également massés devant le Parlement à l’appel des deux principales centrales syndicales, la GSEE pour le secteur privé, l’Adedy pour la fonction publique, pour protester contre la politique « d’austérité » du gouvernement de droite, avant le vote, demain, du budget de l’État pour 2009. Les occupations se poursuivaient par ailleurs dans plusieurs universités de grandes villes et dans 700 établissements scolaires, selon la coordination lycéenne, un chiffre ramené à une centaine par le ministère de l’Éducation. Un millier de lycéens et militants communistes ont manifesté à Péristeri, banlieue ouest d’Athènes, où un lycéen, fils d’un syndicaliste connu, avait été légèrement blessé par balle mercredi soir par une personne non identifiée, alors qu’il se trouvait dans la rue avec des amis. La police a exclu être à l’origine du tir. L’opposition socialiste a saisi l’occasion pour accuser le gouvernement d’avoir perdu le contrôle de la situation et réitéré son appel à des élections anticipées. Une centaine de personnalités, universitaires, magistrats et économistes, ont de leur côté lancé une pétition appelant le gouvernement à « agir immédiatement pour rétablir la confiance » et la cohésion sociale.
Des jeunes vandalisent l’Institut français de la capitale, qui restera fermé temporairement par précaution. La police reste mobilisée, alors que la contestation prend une tournure plus sociale.
De nouveaux rassemblements de jeunes et de militants syndicalistes se sont déroulés hier à Athènes, au 14e jour de la mobilisation contre une bavure policière meurtrière, tandis que les critiques montaient contre la gestion des troubles par le gouvernement conservateur. Ces rassemblements se sont déroulés dans le calme, alors que jeudi soir, les échauffourées avaient repris dans les rues d’Athènes. Le seul incident de la journée a été l’irruption d’une vingtaine de jeunes cagoulés dans la cour de l’Institut français d’Athènes, où ils ont brisé des vitres et lancé un cocktail Molotov, provoquant des dégâts...