« Indépendamment des remarques de forme que l’on peut faire à propos du processus de création de la Haute Autorité électorale, nous espérons simplement que cela puisse constituer le début d’un long chemin ; celui des prochaines législatives qui devraient se dérouler dans un climat sain et calme d’émulation politique, loin des troubles, des crispations, des menaces et des intimidations. »
Ce souhait a été émis hier par Walid Joumblatt dans le cadre de son intervention hebdomadaire au quotidien du PSP, al-Anba’. « La capacité des forces politiques à appréhender cette échéance cruciale d’une façon responsable et avec un total respect pour les mœurs électorales pourrait paver la voie à une nouvelle étape : une reconstruction de la confiance entre les différentes parties et un réexamen de la crédibilité réciproque entre elles – sans oublier la relance du projet de l’État, à même d’aplanir les craintes de tous et de protéger chaque citoyen », a-t-il ajouté.
Évoquant la nécessité, dans le futur, de l’adoption d’une nouvelle loi électorale, différente de celle qui sera en vigueur au prochain printemps, Walid Joumblatt a rappelé que les circonstances politiques ont « imposé » le choix de cette dernière malgré les « réserves claires que nous avions exprimées ». Il a également souhaité la création, « sur la base de l’accord de Taëf », d’un Sénat qui gérerait les grandes affaires nationales et qui respecterait la représentativité confessionnelle, soulignant l’importance d’une élection législative « en dehors des liens communautaires ». Pour le leader druze, cela ferait sensiblement évoluer le système libanais et le libérerait progressivement des contraintes du confessionnalisme politique.
Sur un plan plus pragmatique, Walid Joumblatt a insisté sur l’importance du secteur des transports publics, relevant l’urgence de l’achat de nouveaux bus et la réorganisation des taxis-service, notamment par la mise hors circulations des véhicules contrevenants ou illégaux. Le chef du PSP a en outre évoqué le réchauffement climatique et la nécessité de rationaliser l’utilisation de l’eau, estimant que l’on ne tarderait pas à souffrir, au Liban, de la sécheresse, notamment en raison de l’absence de réservoirs, de puits, de lacs artificiels ou de barrages.
Enfin, Walid Joumblatt s’est penché sur la situation dans les territoires palestiniens, dénonçant le dernier discours de Tzipi Livni sur les « transferts ». Cela prouve, a-t-il dit, « le racisme d’Israël et son refus catégorique de toute solution politique à même de régler le conflit israélo-arabe sur base de l’initiative adoptée à Beyrouth en 2002 », a-t-il accusé.
Signalons par ailleurs que le leader druze, représenté par le ministre d’État Waël Bou Faour, a parrainé une réconciliation entre les villages de Kawkaba et de Aayha, dans le caza de Rachaya. Une occasion pour le ministre Bou Faour d’insister sur la nécessité de garder les conflits dans un cadre pacifique et démocratique, et d’espérer que les prochaines législatives soient « un référendum sur la logique de l’État ».
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Ce souhait a été émis hier par Walid Joumblatt dans le cadre de son intervention hebdomadaire au quotidien du PSP, al-Anba’. « La capacité des forces politiques à appréhender cette échéance cruciale d’une façon responsable et avec un total respect pour les mœurs électorales pourrait paver la voie à une nouvelle étape : une reconstruction de la confiance entre les différentes parties et un réexamen de la...