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Événement Hymne à la joie au Musée national de Beyrouth ! Carla HENOUD

16/12/2008
Le rendez-vous est devenu incontournable. Ce soir, comme il est à présent d’heureuse coutume depuis quelques années, le Musée national de Beyrouth ouvre ses portes à ses nombreux amis de 18 heures à 21 heures, avec une collection d’objets 100 % artisanat libanais et deux expositions qui vont se prolonger jusqu’à la fin du mois de février 2009. C’est autour du thème du verre que s’est organisée cette année la fête du Musée national. Pour l’occasion et grâce au dynamisme et à l’optimisme permanents des organisateurs, le ministère de la Culture, la Direction générale des antiquités et la Fondation nationale du patrimoine-Comité du musée, ce lieu symbole, imbibé de passé, s’est paré des couleurs de la célébration, en ajoutant une touche contemporaine à son patrimoine. Pour la forme, particulièrement soignée et harmonieuse de ce cru 2008, des rouges, des dorés, des beiges et des turquoises. Des artistes et des artisans qui rivalisent de créativité dans une production de qualité. Et pour le fond, deux expositions organisées par la Direction générale des antiquités. « Ce musée appartient à tous les Libanais, précise avec passion Randa Daouk, présidente du comité. Il en est également le reflet. Nous sommes heureux de permettre aux visiteurs de se réapproprier l’espace pour un soir et de leur présenter un travail de qualité qui met en commun les artisans locaux et les créateurs. » Retour au passé Cette année, le Musée national dévoile une quarantaine d’objets en verre, dont un grand nombre de pièces jamais vues, allant du VIe siècle avant J-C au IVe après J-C. Ces petits trésors, retrouvés lors des dernières fouilles du centre-ville de Beyrouth, qui ont fait la renommée des villes côtières phéniciennes, vont permettre de comprendre l’histoire de cette industrie, son évolution, sa fabrication selon des techniques spéciales et ses diverses utilisations. La deuxième exposition, intitulée « Qantara », aura lieu au sous-sol du musée. « Cette exposition, préparée dans le cadre du programme Euromed Heritage financé par l’Union européenne, est le résultat final d’un projet baptisé “Qantara patrimoine méditerranéen, traversées d’Orient et d’Occident”, qui illustre le patrimoine commun aux pays des deux rives de la Méditerranée depuis le début de l’époque islamique jusqu’aux temps modernes, précise Suzy Hakimian, conservatrice du musée. Le résultat de ce projet est double. Il comporte une banque de données qui sera mise sur Internet et présentera un ensemble d’éléments patrimoniaux communs aux pays partenaires dans le projet (Maroc, Tunisie, Algérie, Liban, Jordanie, Espagne, France), ainsi qu’une exposition simultanée dans les locaux de l’Institut du monde arabe qui coordonne le projet avec les musées de ces pays partenaires », poursuit-elle. Le Musée national lève ce soir le voile sur des pièces à admirer : tasses à café, pipe à tabac, vase au paon, gourde de pèlerin, « albarelle » et carreau au lion. Le sous-sol renaît enfin de ses cendres. Soirée de fête « Interdit de se fatiguer ! » avait lancé la présidente du comité à son équipe, en mettant les dernières touches au projet, petites cerises sur un gâteau déjà fort copieux. Le résultat n’en est que plus savoureux. L’exposition « Les artisans libanais », concoctée par la Fondation nationale du patrimoine-Comité du musée, met en avant une sélection de designers, d’associations, d’habitués et de nouvelles recrues qui ont tous développé leurs objets autour du même thème du verre. Bijoux personnalisés à la manière de Zeina Baroudi, Alda Chahine, Rania Farsoun, Aline Fattal, Marie Munier, ou Nevine et Annie. Abayas, vestes ou manteaux à la mode de Assyla, Nadia Kemp et Papou Lahoud. Bougeoirs, chandeliers et autres vases signés Magali Toutounji, Souffle d’Orient, Mawaheb. Services américains revus par Carla Chehab et Filigrane. Tasses à café et cafetière traditionnelle revisitées par Sybille Tamer Abillama, sacs du soir revêtus par Sarah’s Bag, personnages en verre de Maya Husseini-Ayoub, impressionnants miroirs dessinés et cadrés par Hicham Ghandour, trousses en tissu de Fatima Bsat, oiseaux en verre de Mona Asfar, oiseaux en bougies et dentelle de Vie Privée, photophores et ronds de serviette en crochet Y Knot et, enfin, porte-bonheur de l’Artisan du Liban. «Notre artisanat n’a rien à envier à l’étranger », affirme Randa Daouk. Un coin a été réservé aux enfants, avec un choix de livres édités au Liban, rédigés par des auteurs locaux ou étrangers, la signature des ouvrages de Annie Doucet Zouki et la projection du film À la découverte du musée, le verre, réalisé par Bahige Hojeij. Enfin, Hareth Chehab dédicacera son Histoire du peuple libanais du Ier au XXe siècle, Mona Bassili Sehnaoui et Joseph Tarrab leur ouvrage Le cinquième jour entre ciel et terre. L’événement, qui s’annonce magique, réserve quelques surprises… Et surtout un défilé informel, telle une farandole  légère, de tenues signées Nadia Kemp, Assyla et Papou Lahoud. L’espace magique du musée servira de podium aux jeunes mannequins d’un soir, qui ne sont autres que les élèves de première et terminale du Lycée franco-libanais. Ils passeront, comme des étoiles filantes, sur un fond de musique orientale modernisée et donneront au lieu une énergie nouvelle. Ce soir, c’est Noël avant l’heure au Musée national de Beyrouth. À partir de 18 heures…

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