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Actualités - Chronologie

Basket-ball Diaw dans la tourmente du « business »

Business is business. Boris Diaw (ex-Phoenix Suns) n’est plus, loin s’en faut, un rookie et sait que la logique sportive ne prévaut pas toujours lors des échanges régulièrement pratiqués en NBA. Officiellement en tout cas, le Français n’a donc pas semblé plus ému que cela lors de son départ très soudain de Phoenix vers Charlotte. « Aujourd’hui, je ne pense pas vraiment au futur et une seule chose m’intéresse : finir la saison en cours. Dans cette Ligue, on fait aussi beaucoup de business. Il ne sert donc à rien de se projeter trop loin dans le futur », s’est-il contenté de déclarer. Toutefois, Diaw sait pertinemment en son for intérieur qu’il vient de sensiblement reculer dans la hiérarchie NBA. Arrivé en Arizona en 2005 après un difficile début de carrière américaine (à Atlanta), il disputait chaque saison les playoffs et avait même obtenu, il y a deux ans, le MIP, trophée réservé au joueur ayant affiché la progression individuelle la plus spectaculaire du championnat. Accessoirement, l’ancien capitaine de l’équipe de France jouissait aussi avec les Suns d’un contrat confortable à 45 millions de dollars pour cinq ans. Si ses émoluments ne seront pas revus à la baisse, l’ex-partenaire de Shaq O’Neal et Steve Nash peut en revanche déjà faire une croix sur les fastes de fin de saison. Alors que son ancien club, positionné au milieu du tableau à l’Ouest, dispose d’une marge de progression, les Bobcats de Charlotte figurent, eux, parmi les plus mauvais élèves de la Conférence est. Une situation qui semble définitivement figée pour cette franchise malgré les efforts d’un certain Mickael Jordan, directeur des opérations basket. Sur place, Boris Diaw a retrouvé un compatriote en la personne du rookie Alexis Ajinca, très peu sollicité pour l’instant. L’équipe de Charlotte, qui dans cette affaire a perdu son meilleur scoreur (Jason Richardson) parti à Phoenix, est dirigée par l’ancien « coach of the year » Larry Brown. Il ne manquera pas de confier à sa nouvelle recrue française le poste d’ailier fort qui constituait la principale faiblesse de son effectif et c’est peut-être à ce niveau-là que se situe la (seule) bonne nouvelle pour Boris Diaw. Avec un minimum d’efforts, il sera un titulaire indiscutable chez les Bobcats. De quoi redonner ainsi de la vigueur à des « stats » personnelles en berne cette saison. Laissé sur le banc de Phoenix à chaque début de match par le nouvel entraîneur Terry Porter avec lequel il ne semblait guère en phase, Diaw tournait en effet à 8,3 points, moins de 4 rebonds et 2 passes de moyenne en 24 minutes seulement par match. « Nous souhaitions rééquilibrer notre équipe en faisant venir un vrai scoreur extérieur pour enlever un peu de pression chez Steve Nash à ce niveau-là », justifiait le boss de Phoenix, Steve Kerr, au moment du deal. Pour cela, les Suns ont d’ailleurs lâché aussi leur meilleur défenseur en la personne de Raja Bell. Mais, implicitement, cela signifie également que la retenue offensive et le manque d’engagement régulièrement reprochés à Boris Diaw, garçon naturellement doué, lui ont coûté sa place au sein d’une des équipes qui comptent en NBA. À lui maintenant d’en tirer toutes les leçons pour pouvoir rebondir. Mais, depuis Charlotte, il part de loin.
Business is business. Boris Diaw (ex-Phoenix Suns) n’est plus, loin s’en faut, un rookie et sait que la logique sportive ne prévaut pas toujours lors des échanges régulièrement pratiqués en NBA.
Officiellement en tout cas, le Français n’a donc pas semblé plus ému que cela lors de son départ très soudain de Phoenix vers Charlotte.
« Aujourd’hui, je ne pense pas vraiment au futur et une seule chose m’intéresse : finir la saison en cours. Dans cette Ligue, on fait aussi beaucoup de business. Il ne sert donc à rien de se projeter trop loin dans le futur », s’est-il contenté de déclarer.
Toutefois, Diaw sait pertinemment en son for intérieur qu’il vient de sensiblement reculer dans la hiérarchie NBA. Arrivé en Arizona en 2005 après un difficile début de carrière américaine (à Atlanta), il disputait...