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Actualités - Chronologie

Joumblatt est attaché à l’apaisement, mais reste ferme à l’égard de Damas

C’est en réaffirmant son attachement à la politique d’apaisement et au mandat qu’il avait donné à Talal Arslane pour sécuriser la montagne, après les événements du 7 mai, que le leader du PSP, Walid Joumblatt, a répondu hier au ministre Arslane qui l’avait accusé la veille d’entretenir une escalade politique en poursuivant ses attaques contre le régime syrien. Dans une réaction à ces attaques contre Damas, M. Arslane avait affirmé vendredi dernier que pour ce qui a trait aux rapports avec la Syrie et le Hezbollah, il ne pouvait être neutre ou jouer le rôle d’un simple intermédiaire. M. Arslane s’était interrogé en outre sur le fait de savoir si M. Joumblatt désirait lui retirer le mandat qu’il lui avait octroyé pour la sécurisation de la Montagne. Sans vouloir se lancer dans une polémique avec M. Arslane, le chef du PSP a répondu aux reproches de son rival druze, indiquant qu’il demeurait attaché à la politique d’apaisement convenue entre les différents leaders dans le sillage de l’accord de Doha, précisant toutefois qu’il s’en tenait à sa position ferme vis-à-vis du régime syrien. C’est au cours d’une conférence de presse tenue à Moukhtara que M. Joumblatt a apporté des précisions quant à son attitude présente. Après avoir réaffirmé que le mandat qu’il avait donné à M. Arslane pour la sécurisation de la Montagne reste toujours de mise, M. Joumblatt a souligné, à l’adresse de M. Arslane, qu’il ne pouvait pas changer d’attitude à l’égard de Damas. « J’ai mon style, a-t-il déclaré, je suis parfois ferme dans mes propos, et parfois pas. Près de 31 ans après le martyre de Kamal Joumblatt, on essaye d’oublier, mais on ne peut pas pardonner. C’est difficile. La différence entre Ghassan Tuéni et moi, c’est que j’ai vu mon père sur son lit de mort, alors que Ghassan Tuéni n’a pas pu embrasser son fils, il n’a rien vu de lui. » Après avoir stigmatisé l’attitude de ses partisans lors de l’incident de Kfarhim qui les avait opposés à des habitants proches de Wi’am Wahhab, le leader du PSP a relevé, au sujet de l’affaire de Chebaa, que les Syriens ont des terres occupées sans pour autant se placer dans une situation de guerre ouverte avec Israël. « Ils (les Syriens) sont libres de libérer leur terre comme ils le veulent, mais en tant que libanais, je ne veux pas que ma terre soit utilisée (pour servir les intérêts d’autres pays), a-t-il souligné. J’ai le droit en tant que libanais de profiter d’un minimum de stabilité après de nombreuses guerres internes et une douzaine d’agressions israéliennes. » M. Joumblatt a d’autre part déclaré que si les Syriens désirent réellement reconnaître la souveraineté du Liban, ils doivent cesser de faciliter l’entrée au Liban de miliciens vers Naameh ou Koussaya d’où ils sont redéployés vers des camps de réfugiés ou d’autres régions. Réaffirmant que la libanité des fermes de Chebaa ne peut être confirmée que par un document officiel remis au Conseil de sécurité « et non pas des déclarations ou des communiqués », M. Joumblatt a réitéré, en conclusion, sa position selon laquelle l’appareil militaire du Hezbollah devra « un jour ou l’autre être progressivement intégré à l’État ».
C’est en réaffirmant son attachement à la politique d’apaisement et au mandat qu’il avait donné à Talal Arslane pour sécuriser la montagne, après les événements du 7 mai, que le leader du PSP, Walid Joumblatt, a répondu hier au ministre Arslane qui l’avait accusé la veille d’entretenir une escalade politique en poursuivant ses attaques contre le régime syrien. Dans une réaction à ces attaques contre Damas, M. Arslane avait affirmé vendredi dernier que pour ce qui a trait aux rapports avec la Syrie et le Hezbollah, il ne pouvait être neutre ou jouer le rôle d’un simple intermédiaire. M. Arslane s’était interrogé en outre sur le fait de savoir si M. Joumblatt désirait lui retirer le mandat qu’il lui avait octroyé pour la sécurisation de la Montagne.
Sans vouloir se lancer dans une polémique avec M....