Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Élections Carter : « Les atteintes par Israël à la souveraineté du Liban doivent cesser »

Poursuivant sa tournée auprès des responsables politiques libanais, l’ancien président US Jimmy Carter a fait part du désir de la Fondation Carter d’être présente sur le terrain durant la consultation législative en mai prochain, et s’est prononcé en faveur de l’initiative de paix arabe. L’ancien responsable US a rencontré hier le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloulkh, le chef du Parlement, Nabih Berry, et des membres du bloc du Rassemblement démocratique avec lesquels il a effectué une tournée d’horizon sur la question de la paix dans la région et des problèmes inhérents à la scène locale libanaise, notamment la question des élections. À ce sujet, l’ancien président US a affirmé à l’issue de sa rencontre avec M. Salloukh qu’une mission d’observation internationale des élections sera d’autant plus nécessaire que « la compétition sera forte entre les parties politiques en présence », soulignant que cela « ne signifie en aucun cas une ingérence quelconque en faveur d’un camp précis ». « Nous ne viendrons dans ce pays, ni dans aucun autre d’ailleurs, qu’à la seule condition de bénéficier d’un accueil unanime de la part de l’ensemble des forces en présence », a tenu à préciser M. Carter, ajoutant que la fondation n’enverra ses observateurs le mois prochain « qu’une fois obtenu l’accord du Conseil des ministres ». L’ancien responsable US, qui a également évoqué devant ses interlocuteurs le conflit israélo-arabe, et libano-israélien, a indiqué avoir visité certains endroits du côté du Liban-Sud, notamment les fermes de Chebaa et le village de Ghajar occupés par Israël, et pris connaissance, grâce à un rapport, « des multiples violations de l’espace aérien libanais par Israël et ce de manière quotidienne ». « Ce type d’atteinte à la souveraineté de votre pays doit cesser à l’avenir », a-t-il dit. Concernant la crise israélo-palestinienne, M. Carter s’est ouvertement prononcé en faveur de « l’initiative de paix arabe » décidée à l’issue du sommet de Beyrouth de 2002, et de la feuille de route mise en place par le quartette. Il a en outre indiqué sa position en faveur d’« un accord global » auquel parviendraient Israéliens et Palestiniens, et « du droit de retour des réfugiés ». M. Carter a en outre évoqué ces questions devant M. Nabih Berry qui l’a convié à déjeuner dans sa résidence à Msayleh, où étaient également présents le commandant en chef de la Finul, le général Claudio Graziano, et son conseiller politique Milos Sttrugar. Devant les journalistes, l’ancien président a exprimé son espoir de voir « dans les quelques mois à venir une amélioration dans la région, et une solution au problème de l’occupation par Israël de la Palestine. Nous espérons également que soit mis fin à l’occupation israélienne de Ghajar et de la région de Chebaa, afin que le Liban puisse enfin jouir de son indépendance ». Et d’ajouter : « Nous attendons tout aussi impatiemment la reconnaissance mutuelle et l’échange diplomatique entre le Liban et la Syrie et la réalisation de cette requête qui date depuis longtemps. » Exprimant ses voeux aux Libanais, M. Carter a en même temps espéré que « le nouveau président américain accorde la priorité et un intérêt particulier à cette région (du M-O) pour parvenir à la paix ». Devant les députés du Rassemblement démocratique, il a réitéré son souhait de voir l’État hébreu « se retirer au plus vite » des régions occupées du pays du Cèdre et que le Liban et la Syrie puissent enfin parvenir à délimiter leurs frontières. La veille, M. Carter avait été invité, ainsi que plusieurs députés et ministres, à dîner par le Premier ministre Fouad Siniora, qui a notamment plaidé pour une paix juste et globale, la libération des territoires libanais occupés par Israël, et dénoncé les violations à la souveraineté libanaise par l’État hébreu.
Poursuivant sa tournée auprès des responsables politiques libanais, l’ancien président US Jimmy Carter a fait part du désir de la Fondation Carter d’être présente sur le terrain durant la consultation législative en mai prochain, et s’est prononcé en faveur de l’initiative de paix arabe.
L’ancien responsable US a rencontré hier le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloulkh, le chef du Parlement, Nabih Berry, et des membres du bloc du Rassemblement démocratique avec lesquels il a effectué une tournée d’horizon sur la question de la paix dans la région et des problèmes inhérents à la scène locale libanaise, notamment la question des élections. À ce sujet, l’ancien président US a affirmé à l’issue de sa rencontre avec M. Salloukh qu’une mission d’observation internationale des élections...