Rechercher
Rechercher

Actualités

Polémique Arslane accuse Joumblatt de se livrer à une escalade politique

Talal Arslane a accusé Walid Joumblatt de se livrer à une escalade politique, mettant en garde contre « un retour à la situation d’avant le 7 mai » si une telle escalade se poursuit. Il a souligné en outre qu’il n’est pas « neutre ou médiateur » pour ce qui a trait à ses options portant sur la Syrie et le Hezbollah. Le chef du Parti démocratique libanais et ministre de la Jeunesse et du Sport, Talal Arslane, a tenu hier à sa résidence de Khaldé une conférence de presse au cours de laquelle il a dénoncé l’escalade politique perceptible, selon lui, dans l’attitude du leader du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, et qui s’accompagne, a-t-il affirmé, d’une « escalade sécuritaire ». Au cours des derniers jours, rappelle-t-on, M. Joumblatt a lancé de virulentes attaques contre le régime syrien, et, parallèlement, des incidents ont opposé les partisans du PSP à ceux de l’ancien ministre druze prosyrien, Wi’am Wahhab, notamment dans la localité de Kfarhim. Dans ce qui pourrait être perçu comme une menace à peine voilée, M. Asrlane a mis en garde sur ce plan contre « un retour à la situation d’avant le 7 mai » dernier du fait de cette double escalade (date de l’attaque menée par le Hezbollah contre les secteurs sunnites de Beyrouth et les permanences du Courant du futur). M. Arslane a, d’autre part, qualifié d’« historique » la visite du général Michel Aoun, affirmant que « l’effort déployé par les deux grands leaders que sont le président Bachar el-Assad et le général Michel Aoun est susceptible de mettre un terme à l’hémorragie qui se produit dans les rangs chrétiens ». Évoquant la situation dans la Montagne (où sont implantés son parti et le PSP), M. Arslane a d’abord rappelé qu’à la suite des événements du 7 mai, il avait entamé avec M. Joumblatt un dialogue à deux niveaux : par le biais de réunions à huis clos, d’une part, et à travers les médias, d’autre part. « J’ai cru au départ que le dialogue à travers les médias serait transitoire, a souligné M. Arslane, mais il s’est avéré qu’il était pérenne et qu’il prenait même le pas sur le premier volet. Je crains que la voie suivie par Walid bey dans les rapports entre nous soit celle de ce qu’il dit dans les médias et non de ce qui se dit lors de nos rencontres à huis clos. Le dialogue entre nous avait pour point de départ le mandat que m’avait donné Walid bey (après les événements du 7 mai pour sécuriser la Montagne). Ce mandat était fondé sur celui que m’avait donné au préalable sayyed Hassan Nasrallah, ce qui m’avait permis d’épargner à la Montagne le calice de la confrontation sanglante (entre le PSP et le Hezbollah) qui pointait à l’horizon. » Et M. Arslane d’ajouter : « Malheureusement, depuis cette date, nous glissons, jour après jour, vers un discours politique auquel s’adonne Walid bey et qui nous fait retourner à la période antérieure au 7 mai. Cela s’accompagne d’incidents sécuritaires, comme celui qui s’est produit à Kfarhim et qui aurait pu déboucher sur une véritable catastrophe. J’ai le sentiment que cette escalade dans le discours politique (hostile au régime syrien) et la tension sécuritaire nous entraîneront une nouvelle fois à la situation d’avant le 7 mai. En toute amitié, je demande à Walid bey si le mandat qu’il m’avait confié au sujet du dossier de la sécurité dans la Montagne est toujours de mise ou si la décision a été prise d’y mettre fin. Je m’adresse à Walid bey pour lui dire qu’il n’est pas contraint de se conformer à ce mandat s’il désire y mettre un terme. Je le libère de ce mandat lorsqu’il le voudra, d’autant que je n’ai pas cherché à l’obtenir. » Après avoir déclaré qu’il avait mis son « crédit politique » en jeu lorsqu’il avait été mandaté par Joumblatt, « d’autant que mes alliés n’avaient pas confiance dans ce mandat et dans celui qui l’avait accordé », M. Arslane a souligné qu’il s’était mis sur le devant de la scène pour « protéger la Montagne, le PSP et Walid Joumblatt ». Affirmant qu’il « tire la sonnette d’alarme avant qu’il ne soit trop tard », M. Arslane a tenu à souligner qu’il n’est « ni neutre ni un intermédiaire lorsqu’il s’agit de ses options de principe en rapport avec la Syrie et la Résistance ». « Je rappelle à Walid bey que je suis fermement convaincu de ma mission visant à protéger la Montagne et ses habitants chrétiens, druzes, sunnites et chiites », a-t-il également déclaré. Abordant, par ailleurs, la visite de Michel Aoun à Damas, M. Arslane a affirmé qu’elle constitue « la première visite historique libanaise en Syrie depuis des décennies ». « Cette visite, a-t-il déclaré, tourne la page de l’hostilité qui a été créée par des États, des ambassades, des médias. Des partis et des associations ont été spécialement créés pour répandre la culture de l’hostilité entre les deux États frères. Il a fallu un leader historique comme le président Bachar el-Assad et un leader historique libanais comme le général Aoun pour libérer les relations entre les deux États de toute tutelle étrangère, arabe et internationale. » Après avoir déploré l’hémorragie démographique qui atteint les chrétiens d’Irak et de Palestine, M. Arslane a affirmé que « le général Aoun a agi avec courage et a pris en main le dossier des chrétiens d’Orient ». En conclusion, M. Arslane a dénoncé, en ce qui concerne le dossier de Taëf, « ceux qui brandissent la menace d’une guerre civile à chaque fois qu’une proposition réformiste est avancée ».
Talal Arslane a accusé Walid Joumblatt de se livrer à une escalade politique, mettant en garde contre « un retour à la situation d’avant le 7 mai » si une telle escalade se poursuit. Il a souligné en outre qu’il n’est pas « neutre ou médiateur » pour ce qui a trait à ses options portant sur la Syrie et le Hezbollah.
Le chef du Parti démocratique libanais et ministre de la Jeunesse et du Sport, Talal Arslane, a tenu hier à sa résidence de Khaldé une conférence de presse au cours de laquelle il a dénoncé l’escalade politique perceptible, selon lui, dans l’attitude du leader du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, et qui s’accompagne, a-t-il affirmé, d’une « escalade sécuritaire ». Au cours des derniers jours, rappelle-t-on, M. Joumblatt a lancé de virulentes attaques contre le régime...