Les investisseurs sont restés prudents hier, soulagés par l’accord des députés américains sur le sauvetage des constructeurs automobiles américains, la publication de nouveaux indicateurs économiques décevants aux États-Unis n’ayant pas eu plus d’impact négatif sur les marchés.
En Europe, les principales places financières ont terminé sur des notes discordantes. Paris abandonnait 0,43 %, Francfort 0,78 %, tandis que Londres gagnait 0,49 %.
Mercredi, la Bourse de New York avait fini en hausse, le Dow Jones s’appréciant de 0,81 %, les investisseurs pariant sur l’adoption imminente par le Congrès américain d’un plan d’aide aux constructeurs automobiles.
La Chambre des représentants avait en effet adopté, après la clôture de Wall Street, le « projet de loi sur le financement et la restructuration de l’industrie automobile ».
La Maison-Blanche a jugé « réaliste » la possibilité d’obtenir dès aujourd’hui l’approbation par l’ensemble du Congrès de ce plan d’aide, malgré les réticences des sénateurs républicains.
Le projet de loi doit permettre de débloquer très rapidement jusqu’à 14 milliards de dollars en faveur de General Motors (GM) et Chrysler, Ford ayant fait savoir qu’il n’avait pas de problèmes de liquidités dans l’immédiat.
Le plan prévoyait initialement 15 milliards de dollars avant que les élus ne décident en dernière minute de réserver une partie du montant à de petites entreprises.
Les États continuaient dans le monde à se mobiliser pour combattre la crise financière.
En Asie, dirigeants sud-coréens, japonais et chinois ont décidé de se réunir demain au Japon pour discuter d’une plus large coopération, notamment entre les banques centrales de ces pays, selon l’agence sud-coréenne Yonhap.
La Banque centrale sud-coréenne a d’ailleurs réduit son taux directeur d’un point de pourcentage, le ramenant à 3 %, quatrième baisse en à peine deux mois.
La Chine s’est par ailleurs vu demander par le Trésor américain de prendre « des mesures rapides et décisives dans la mise en œuvre d’une réforme des taux de change ». Washington estime depuis longtemps que le yuan chinois est actuellement sous-évalué par rapport au dollar.
Les Bourses asiatiques ont terminé en ordre dispersé, Tokyo gagnant 0,70 %, Hong Kong progressant de 0,2 %, mais Shanghai abandonnant en revanche 2,28 %.
En Europe, les dirigeants de l’Union européenne se réunissaient à partir d’hier à Bruxelles pour un sommet destiné entre autres à apporter la touche finale à un plan de relance économique européen.
La chancelière allemande Angela Merkel a finalement indiqué être d’accord avec l’objectif d’un plan de relance coordonné de 200 milliards d’euros en Europe et n’a pas exclu de nouvelles mesures de soutien à l’activité début 2009.
Le chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), l’Allemand Jürgen Stark, a de son côté tempéré les attentes d’une nouvelle baisse de taux directeurs en janvier, estimant que la marge de manœuvre était désormais « très limitée ».
En France, l’État a souscrit hier pour 10,5 milliards d’euros de titres supersubordonnés (TSS) dans le cadre du plan gouvernemental de soutien aux banques françaises annoncé mi-octobre.
La Banque nationale suisse (BNS) a, elle, décidé de réduire d’un demi-point son taux directeur pour le ramener à 0-1 %, son plus bas niveau depuis 2004, et annoncé qu’elle pourrait encore diminuer ses taux en 2009. Selon la BNS, la Suisse entrera en récession l’année prochaine, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) estimée entre -0,5 et -1 %.
Aux États-Unis, trois nouveaux indicateurs se sont montrés décevants : les prix à l’importation ont chuté en novembre de 6,7 % par rapport au mois précédent. Par ailleurs, le déficit commercial a crû en octobre de 1,1 % par rapport au mois précédent, pour atteindre 57,2 milliards de dollars.
Enfin, le département du Travail a recensé hier 573 000 nouvelles demandes d’allocations chômage pour la semaine close le 6 décembre, ce qui représente un plus haut depuis novembre 1982.
Enfin, côté matières premières, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a de nouveau revu fortement à la baisse ses prévisions en raison de la crise économique.
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En Europe, les principales places financières ont terminé sur des notes discordantes. Paris abandonnait 0,43 %, Francfort 0,78 %, tandis que Londres gagnait 0,49 %.
Mercredi, la Bourse de New York avait fini en hausse, le Dow Jones s’appréciant de 0,81 %, les investisseurs pariant sur l’adoption imminente par le Congrès américain d’un plan d’aide aux constructeurs automobiles.
La Chambre des représentants avait en effet adopté, après la clôture de Wall Street, le « projet de loi sur le financement et la restructuration de...