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Volvo Race La flotte quitte l’Inde pour Singapour

Les huit monocoques engagés dans ce tour du monde à la voile en équipage s’élancent demain de Cochin, au sud-ouest de l’Inde, pour Singapour, où ils sont attendus avant Noël au terme d’une 3e étape longue de près de 2 000 milles. Vainqueur des deux premières étapes, Ericsson 4, avec pour skippeur le Brésilien Torben Grael, cherchera à conforter sa position de leader au classement général, sur un parcours que peu de navigateurs, parmi les 88 en course, ont déjà emprunté. Après avoir quitté les quais de l’île Willingdon, qui abrite le port de Cochin, et slalomé entre les champs de nénuphars charriés par les eaux troubles des « backwaters », la flotte descendra vers la pointe sud de l’Inde puis du Sri Lanka. Poussés par les alizés de Nord-Est, les voiliers devraient rapidement atteindre le détroit de Malacca, avant de rejoindre la cité-État de Singapour, après avoir marqué des points au point de passage obligatoire au nord de Sumatra. « Cette 3e étape pourrait être piégeuse, surtout les 600 milles le long du détroit de Malacca », estime Ian Walker, le skippeur de Green Dragon, 4e au classement général. Zone à orages « Nous allons rencontrer de forts courants, de nombreux navires, mais surtout beaucoup de bateaux de pêche et leurs filets », ajoute le Britannique de 38 ans, double médaillé d’argent en 470 aux JO d’Atlanta en 1996 et en Star à Sydney en 2000. Pour Jules Salter, navigateur sur Ericsson 4, au piège des nombreux bateaux présents dans la zone s’ajoute celui des orages. « On s’éloigne du régime de mousson, mais on entre dans une zone où des orages se produisent 175 jours par an ; il se pourrait qu’un des voiliers soit touché par la foudre », explique-t-il. « C’est une étape piège », confirme Chris Bedford, spécialiste météo sur le voilier suédois. « Sur une échelle de difficulté de 1 à 10, je classerais cette étape entre 6 ou 7 en ce qui concerne la météo, mais à 10 en ce qui concerne la navigation pure », estime-t-il. « Aucun de nous n’a jamais navigué dans cette région, il faut s’attendre à tout », ajoute Torben Greal. À l’issue d’une seconde étape marquée par des conditions très difficiles dans les premiers jours, les équipages ont profité de la dizaine de jours de pause à Cochin pour effectuer des réparations et quelques remplacements au sein des équipages. Le voilier le plus touché, Green Dragon, bôme cassée peu après le départ du Cap, s’est fait livrer une nouvelle bôme venue d’Amsterdam et a été remis à l’eau dès dimanche. Des conditions plus fraîches Après la chaleur de Cochin, les marins devraient rencontrer des conditions beaucoup plus fraîches à l’approche de Singapour, mais surtout au cours de l’étape suivante entre Singapour et Qingdao. « Le parcours vers Singapour va être compliqué », prévient Sidney Gavignet, chef de quart sur Puma, déjà préoccupé par la 4e étape vers la Chine qui sera « casse-bateau, avec une navigation au près, dans du vent froid et beaucoup de vagues ». « Ce sont les meilleurs qui ont gagné la 2e étape, pas de doute là-dessus. Mais nous n’avons pas été très heureux, j’espère que la chance va tourner sur cette 3e étape », ajoute le Français, qui dispute sa 3e Volvo Race. La flotte quitte Cochin demain à 15h30 heure locale (10h00 GMT) pour Singapour où le vainqueur est attendu vers le 23 décembre. L’arrivée finale de la course est prévue en juin prochain à Saint-Pétersbourg (Russie), au terme des 9 mois, 10 étapes et 68 000 km.
Les huit monocoques engagés dans ce tour du monde à la voile en équipage s’élancent demain de Cochin, au sud-ouest de l’Inde, pour Singapour, où ils sont attendus avant Noël au terme d’une 3e étape longue de près de 2 000 milles.
Vainqueur des deux premières étapes, Ericsson 4, avec pour skippeur le Brésilien Torben Grael, cherchera à conforter sa position de leader au classement général, sur un parcours que peu de navigateurs, parmi les 88 en course, ont déjà emprunté.
Après avoir quitté les quais de l’île Willingdon, qui abrite le port de Cochin, et slalomé entre les champs de nénuphars charriés par les eaux troubles des « backwaters », la flotte descendra vers la pointe sud de l’Inde puis du Sri Lanka.
Poussés par les alizés de Nord-Est, les voiliers devraient rapidement atteindre le détroit...