L’ancien président américain mène une tournée au Liban axée sur la possibilité d’envoi d’observateurs de sa fondation pour les législatives de 2009.
L’ancien président américain Jimmy Carter, en tournée au Liban depuis mardi, a rencontré hier le chef de l’État, Michel Sleiman à Baabda.
Jimmy Carter a présenté au président de la République l’objectif de sa visite, qui vise à discuter de l’éventuel envoi d’observateurs de sa fondation pour les législatives de 2009, a indiqué un communiqué publié par Baabda. Les deux hommes ont également évoqué la situation locale et régionale et notamment l’échange d’ambassadeurs entre Beyrouth et Damas, l’application de la 1701, le dossier des fermes de Chebaa et la question des réfugiés palestiniens au Liban.
À l’issue de la rencontre, Jimmy Carter a exprimé son « bonheur » de visiter le Liban qui « s’est donné pour vocation de défendre la paix, la stabilité, le progrès, la liberté et les droits de l’homme ». « Je suis ravi d’avoir rencontré le président Sleiman qui a su gagner la confiance de tous les Libanais et de l’ensemble de la planète », a-t-il poursuivi.
« J’espère que les prochaines élections libanaises seront réussies et pourront se dérouler en toute sécurité, a-t-il également déclaré. Et je pourrais revenir au Liban au printemps prochain pour observer leur déroulement en tant que responsable du Centre Carter. »
L’ancien locataire de la Maison-Blanche s’est en outre rendu par hélicoptère à Naqoura où il a visité le quartier général de la Finul, rencontrant le commandant de la force onusienne, le général Claudio Graziano.
Jimmy Carter devrait compléter sa tournée par une série de réunions avec les diverses parties. Le Hezbollah a toutefois refusé de le rencontrer, a indiqué Rick Jasculca, porte-parole du Centre Carter.
« Nous avons sollicité des rencontres avec tous les groupes parlementaires et les partis qui participeront aux prochaines élections, dont le Hezbollah. Le parti a refusé cette demande », a-t-il ajouté, sans plus de détails.
De son côté, le député Mohammad Raad a déclaré que « le Hezbollah ne rencontre personne de l’administration américaine qui soutient le terrorisme sioniste ».
À la question de savoir si le parti acceptait l’envoi d’observateurs pour veiller à la transparence des législatives, le député hezbollahi a indiqué que son groupe « n’était pas concerné par cette question », mais qu’il « ne la rejetait pas ». « Nous accepterons toute décision prise par le Conseil des ministres », qui doit approuver un éventuel envoi d’observateurs internationaux, a-t-il précisé.
De source informée, on indique également que plusieurs parties du 8 Mars ont refusé de rencontrer l’ancien président américain, s’opposant à la participation du Centre Carter à l’observation du scrutin législatif du printemps prochain.
En tout état de cause, l’éventuel présence d’observateurs de cette institution au Liban fera l’objet d’une réunion aujourd’hui entre Jimmy Carter et le ministre de l’Intérieur Ziyad Baroud qui s’est d’ailleurs exprimé sur ce point hier (lire par ailleurs). L’ancien président américain rencontrera également aujourd’hui des députés du Courant du futur, avant de visiter la tombe de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Rappelons que Jimmy Carter était arrivé à Beyrouth mardi. Il a été accueilli sur le tarmac de l’aéroport par l’ambassadrice des États-Unis, Michelle Sison et par le directeur du protocole au sein du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Georges Siam.
Dans une déclaration à la presse dès son arrivée, il a exprimé son souhait que « les relations libano-syriennes puissent être gérées d’une manière organisée ». « Je procéderai à une évaluation lors de mes rencontres avec les parties libanaises pour déterminer si le Centre Carter pourra participer à l’observation des prochaines législatives », a-t-il ajouté.
Il convient de souligner que Jimmy Carter clôturera sa visite au Liban par une conférence qu’il donnera demain vendredi, à 18 heures 30 au Issam Farès Hall de l’Université américaine de Beyrouth (AUB), sur le thème « Trente ans après Camp David : un message au monde arabe, à Israël et au quartette ». Il devrait ensuite se rendre à Damas où il rencontrera notamment le président syrien Bachar el-Assad.
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L’ancien président américain Jimmy Carter, en tournée au Liban depuis mardi, a rencontré hier le chef de l’État, Michel Sleiman à Baabda.
Jimmy Carter a présenté au président de la République l’objectif de sa visite, qui vise à discuter de l’éventuel envoi d’observateurs de sa fondation pour les législatives de 2009, a indiqué un communiqué publié par Baabda. Les deux hommes ont également évoqué la situation locale et régionale et notamment l’échange d’ambassadeurs entre Beyrouth et Damas, l’application de la 1701, le dossier des fermes de Chebaa et la question des réfugiés palestiniens au Liban.
À l’issue de la rencontre, Jimmy...