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Partis Walid Joumblatt : Le « monstre » syrien est « toujours le même »

Walid Joumblatt a repris hier ses attaques frontales contre le régime syrien, le qualifiant de « monstre » et critiquant sévèrement les ouvertures occidentales en sa direction. S’exprimant devant l’assemblée générale du PSP, réunie hier à Baakline en présence de la plupart des cadres du parti, M. Joumblatt a développé sa thèse selon laquelle il est impossible de changer le régime syrien de l’intérieur. Évoquant les prochaines élections législatives, il a estimé qu’une victoire de la minorité actuelle constituerait un grand coup pour le mouvement indépendantiste libanais et signifierait le retour du Liban officiel dans la sphère d’influence syrienne. Mais M. Joumblatt s’est abstenu de toute attaque frontale contre cette minorité, affirmant qu’il respectait « jusqu’à cet instant » la pacification décidée à Doha. Le chef du PSP a commencé son discours en annonçant qu’il écrirait un jour ses mémoires si l’occasion lui en était donnée. Revenant sur les 31 années de sa présence à la tête du PSP, il a une nouvelle fois affirmé que le parti a été dans le passé « contraint d’entrer dans des compromis afin de pouvoir survivre ». « Les circonstances de 1977 n’ont pas changé d’un iota. Le monstre est toujours le même et le fils est digne du père. Le régime est tel quel, car les régimes totalitaires ne peuvent pas changer. Ils ne peuvent pas se transformer en démocraties », a-t-il lancé. « Tous les rêves, ou plutôt toutes les illusions des centres d’études occidentaux, américains ou autres, sur les possibilités d’intégration et d’interpénétration sont ridicules. La réalité est que ce sont les intérêts de l’Occident avec le régime syrien qui priment », a-t-il estimé. « Il nous faut reconnaître que l’Occident n’a pas réussi à faire pression, même partiellement, pour occasionner une transformation progressive (de ce régime). Voilà pourquoi ce régime demeure l’unique danger pour le mouvement indépendantiste libanais, tout comme pour le mouvement indépendantiste palestinien », a-t-il souligné. « À un moment où certains d’entre nous cédaient à l’ivresse de la victoire, je répétai toujours le même slogan devenu fameux : Nous sommes encore au début du chemin. La route est longue jusqu’à l’arrivée à un Liban souverain, indépendant, arabe et pluraliste, à l’État comme autorité forte et exclusive, et à la politique de non-alignement », a-t-il ajouté. « Les dangers nous cernent de partout, surtout maintenant que ce régime (syrien) a rompu son isolement et qu’il reçoit les délégations et les chefs d’État. Ils commencent à venir de partout et traitent avec lui sous des prétextes futiles, comme par exemple qu’il peut s’acclimater ou bien changer de l’intérieur vers la libéralisation », a-t-il dit. « Bien sûr, nous gardons l’espoir. Avec le 14 Mars, nous avons pu briser toutes les barrières confessionnelles et politiques, et nous sommes toujours très forts, en dépit de certaines difficultés », a poursuivi M. Joumblatt. « Mais, a-t-il dit, le test fondamental sera aux élections législatives de 2009. Ou bien nous gagnons ces élections et le mouvement indépendantiste libanais restera en vie, ou bien nous les perdons et ce sera un grand coup. Je ne dirais pas une défaite, mais un grand coup, sous l’effet duquel le Liban retournerait sous la sphère d’influence de la Syrie et de ses alliés. » « Jusqu’à cet instant, nous persévérons dans la politique du consensus. Nous avons pu survivre à tous les défis, les assassinats, l’occupation de Beyrouth et d’ailleurs, le 7 mai… Nous sommes restés politiquement en vie. Mais si les autres remportaient les élections, l’image serait alors différente. Je préfère ne pas en parler par respect pour l’accord de pacification, c’est-à-dire l’accord de Doha », a-t-il encore dit. Par ailleurs, à l’occasion du 91e anniversaire de la naissance du fondateur du PSP, Kamal Joumblatt, des membres du parti et des représentants du 14 Mars ont pris part à une marche du palais de Moukhtara jusqu’au mausolée abritant sa dépouille. Une cérémonie présidée par Walid Joumblatt s’est déroulée près de la tombe.
Walid Joumblatt a repris hier ses attaques frontales contre le régime syrien, le qualifiant de « monstre » et critiquant sévèrement les ouvertures occidentales en sa direction.

S’exprimant devant l’assemblée générale du PSP, réunie hier à Baakline en présence de la plupart des cadres du parti, M. Joumblatt a développé sa thèse selon laquelle il est impossible de changer le régime syrien de l’intérieur. Évoquant les prochaines élections législatives, il a estimé qu’une victoire de la minorité actuelle constituerait un grand coup pour le mouvement indépendantiste libanais et signifierait le retour du Liban officiel dans la sphère d’influence syrienne.
Mais M. Joumblatt s’est abstenu de toute attaque frontale contre cette minorité, affirmant qu’il respectait « jusqu’à cet instant » la...