La communauté internationale a été prévenue hier, à l’ouverture de la conférence de l’ONU sur le changement climatique à Poznan (ouest de la Pologne), qu’elle avait un an pour se rassembler afin de sauver la planète d’un réchauffement fatal. Il s’agit de conclure, fin 2009 à Copenhague, un accord global ambitieux afin d’enrayer le changement climatique, malgré le difficile contexte de crise financière. Devant quelque 9 000 délégués de 185 pays réunis jusqu’au 12 décembre pour la 14e Conférence des Nations unies sur le changement climatique, l’hôte de la réunion, le ministre polonais de l’Environnement Maciej Nowicki, a jugé que « l’humanité par ses comportements a déjà poussé le système de la planète Terre jusqu’à ses limites ». « Poursuivre ainsi provoquerait des menaces d’une intensité jamais vue : énormes sécheresses et inondations, cyclones dévastateurs, pandémie de maladies tropicales (...) et même conflits armés et migrations sans précédent », a-t-il lancé en appelant les négociateurs à ne pas « céder à d’obscurs intérêts particuliers (quand) nous devons modifier la direction dangereuse qu’a prise l’humanité ». Le président du Groupe d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), le prix Nobel de la paix 2007 Rajendra Pachauri, a également rappelé les graves impacts de « l’inaction » : de 4,3 à 6,9 milliards de personnes supplémentaires, vivant dans les grands bassins fluviaux, risqueraient d’être affectées par les sécheresses, « presque la majorité de l’humanité », a-t-il insisté.
Poznan est « un moment compliqué » de la négociation, a-t-il estimé en évoquant la difficile conclusion du Plan climat européen (-20 % de gaz à effet de serre en 2020), qui divise les États membres, et la transition aux États-Unis, où Barack Obama succédera à George W. Bush le 20 janvier. Pourtant, un délégué américain de l’équipe sortante, Harlan Watson, a évoqué un « large consensus sur d’importantes questions internationales » avec M. Obama et a promis de « contribuer positivement de façon à ce que la prochaine équipe puisse ramasser la balle et la relancer ».
Au moins 13 000 tonnes de CO2
pour défendre le climat à Poznan
La conférence des Nations unies sur le climat, qui s’est ouverte hier à Poznan (ouest de la Pologne), devrait dégager 13 000 tonnes d’équivalent CO2 pendant ses douze jours de travaux, selon les estimations de l’ONU. Cette estimation initiale se fondait sur la participation de 8 000 délégués de 185 pays, mais le nombre d’inscrits avait atteint dimanche soir 10 657, laissant augurer des émissions de dioxyde de carbone (CO2) plus élevées en raison notamment des déplacements en avion, l’un des modes de transport les plus polluants. Le pays hôte de la conférence, la Pologne, a « proposé de compenser la totalité des émissions à la fin des travaux, une fois faits les calculs définitifs », a souligné le secrétariat de la convention des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) dans un communiqué hier. Il peut s’agir d’investissements dans des projets « verts » en faveur de la forêt ou dans les énergies propres en faveur des pays en développement.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La communauté internationale a été prévenue hier, à l’ouverture de la conférence de l’ONU sur le changement climatique à Poznan (ouest de la Pologne), qu’elle avait un an pour se rassembler afin de sauver la planète d’un réchauffement fatal. Il s’agit de conclure, fin 2009 à Copenhague, un accord global ambitieux afin d’enrayer le changement climatique, malgré le difficile contexte de crise financière. Devant quelque 9 000 délégués de 185 pays réunis jusqu’au 12 décembre pour la 14e Conférence des Nations unies sur le changement climatique, l’hôte de la réunion, le ministre polonais de l’Environnement Maciej Nowicki, a jugé que « l’humanité par ses comportements a déjà poussé le système de la planète Terre jusqu’à ses limites ». « Poursuivre ainsi provoquerait des menaces d’une...