Un regain de violence a été observé durant le mois de novembre.
L’école de police de Bagdad a été la cible d’un double attentat, qui a fait quinze morts et 45 blessés, a indiqué hier le ministère de l’Intérieur. Les services du plan de sécurité de la capitale ont toutefois fait état d’un bilan un peu inférieur, de 11 morts et 34 blessés. Selon cette source, un kamikaze a fait détoner sa veste près d’une entrée de l’école. Quelques minutes plus tard, à une centaine de mètres de là, une voiture garée devant l’entrée du ministère des Ressources hydrauliques a explosé. Les victimes sont des civils et de jeunes recrues de la police, selon le ministère de l’Intérieur.
Les explosions ont eu lieu dans une partie de la rue de Palestine rouverte il y a deux mois après avoir été fermée à la circulation pendant deux ans à la suite d’un attentat-suicide.
Toujours à Bagdad, un haut responsable du ministère irakien de la Défense a été grièvement blessé dans un attentat à la bombe qui a fait trois morts et onze blessés, selon des sources des ministères de l’Intérieur et de la Défense. Selon une source du ministère de la Défense, le général Mozher al-Mollah était en charge du dossier ultrasensible de la « réconciliation nationale », c’est-à-dire du retour d’anciens officiers de l’armée de Saddam Hussein chassés après l’invasion de 2003 et du recrutement des membres de la « Sahwa » (Réveil). Ces anciens insurgés sunnites, qui ont retourné leurs armes contre les jihadistes d’el-Qaëda avec l’aide financière des forces américaines, ont commencé en octobre à être payés par le gouvernement irakien. Les autorités ont décidé d’en intégrer environ 20 % dans la police et l’armée nationales.
À Mossoul (Nord), un autre attentat-suicide à la voiture piégée a fait 15 morts et 30 autres blessées, selon la police de la ville. Un kamikaze a fait exploser sa voiture au passage d’une patrouille de la police irakienne et de l’armée américaine dans le centre-ville, a précisé un officier. Selon le ministère de l’Intérieur, la majorité des victimes sont des policiers. Évoquant le même attentat, l’armée américaine a cependant fait état, dans un nouveau bilan, de huit civils irakiens tués et de 36 blessés, dont quatre soldats de la coalition et deux policiers irakiens.
Cette vague d’attentats survient alors que la violence a augmenté en novembre en Irak avec 340 morts contre 317 en octobre, selon des chiffres communiqués lundi par différents ministères. En novembre, 297 civils, 14 militaires et 29 policiers sont morts alors que 728 Irakiens ont été blessés (600 civils, 28 militaires, 100 policiers), selon les ministères de l’Intérieur, de la Santé et de la Défense. Selon le ministère de la Défense, la plupart des morts ont été trouvés dans des fosses communes à travers l’Irak. Dans l’une d’elles, située à 25 km au sud de la ville pétrolière de Kirkouk (Nord), la police a découvert hier les dépouilles de 12 personnes tuées et brûlées, a indiqué Jamal Taher Baqr, directeur de la police pour la province. Pour leur part, 60 insurgés ont trouvé la mort et 875 ont été arrêtés durant ce même mois.
Par ailleurs, les pertes militaires américaines en Irak sont en légère hausse avec 17 soldats tués en novembre contre 13 en octobre, selon le site indépendant icasualties.org.
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L’école de police de Bagdad a été la cible d’un double attentat, qui a fait quinze morts et 45 blessés, a indiqué hier le ministère de l’Intérieur. Les services du plan de sécurité de la capitale ont toutefois fait état d’un bilan un peu inférieur, de 11 morts et 34 blessés. Selon cette source, un kamikaze a fait détoner sa veste près d’une entrée de l’école. Quelques minutes plus tard, à une centaine de mètres de là, une voiture garée devant l’entrée du ministère des Ressources hydrauliques a explosé. Les victimes sont des civils et de jeunes recrues de la police, selon le ministère de l’Intérieur.
Les explosions ont eu lieu dans une partie de la rue de Palestine rouverte il y a deux mois après avoir été fermée à la...