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Fatfat : Ce cabinet n’est rien d’autre qu’un gouvernement de division nationale

« Tout le monde parle de la présence d’un gouvernement d’union nationale, mais c’est un énorme mensonge. Actuellement, il existe au Liban un gouvernement de division nationale. » Ce constat est celui du député de Denniyé, Ahmad Fatfat, qui s’exprimait hier devant des délégations populaires de Minié, en présence notamment des députés Hachem Alameddine et Kassem Abdel-Aziz. « Ce gouvernement est une invalidation de l’unité nationale, une façon de la paralyser pour que ce cabinet ne puisse pas prendre la moindre décision sérieuse et efficace, notamment en ce qui concerne la reconstruction de ce pays », a-t-il déploré. Mais pour Ahmad Fatfat, à tout malheur, quelque chose de bon : « Cette expérience pourrait s’avérer positive, ne serait-ce que pour se rendre compte à quel point ce qu’ils nous ont rabâché – que la solution réside dans les gouvernements d’union nationale et dans les tiers de blocage – n’est que pure intox », a-t-il dit. « En fin de compte, c’est l’État qui est bloqué, et certains sont uniquement obnubilés par les surenchères politiques, quand ce ne sont pas des séries d’accusations mensongères à l’encontre du Premier ministre ou des recherches effrénées de prérogatives qui n’existent même pas dans la Constitution », a enchaîné l’ancien ministre. « Ceux qui veulent débattre de telles ou telles prérogatives sont dans leur droit, mais dans ce cas-là, débattons de toutes les prérogatives, sans exception », a-t-il demandé, faisant allusion aux revendications du n° 2 du gouvernement, Issam Abou Jamra, et de son groupe politique, le CPL, visant à réexaminer et modifier les prérogatives du vice-président du Conseil. « C’est l’accord de Taëf qui a mis fin à une guerre qui nous a coûté deux cent mille morts, des centaines de milliers de blessés et des destructions évaluées à plus de cent milliards de dollars. Celui qui essaie de dynamiter Taëf ne fait rien d’autre qu’essayer de dynamiter la paix civile, et celui qui cherche à débattre de prérogatives hors de l’accord de Taëf cherche en fait à installer la zizanie », a encore accusé Ahmad Fatfat, avant de rappeler aux Libanais qui l’écoutaient leurs responsabilités au printemps prochain : « Vous êtes conscients de la vérité, vous savez ce qui se passe et vous savez que la prochaine étape sera marquée par des décisions et des choix politiques cruciaux. Voudra-t-on un Liban démocratique, aux frontières reconnues par tous, un Liban qui construit l’avenir de ses fils, ou un Liban transformé, à la place du Golan ou d’une nouvelle guerre dans le Golfe, en une arène au cœur de laquelle se solderaient les conflits entre les uns et les autres ? » s’est-il demandé.
« Tout le monde parle de la présence d’un gouvernement d’union nationale, mais c’est un énorme mensonge. Actuellement, il existe au Liban un gouvernement de division nationale. »
Ce constat est celui du député de Denniyé, Ahmad Fatfat, qui s’exprimait hier devant des délégations populaires de Minié, en présence notamment des députés Hachem Alameddine et Kassem Abdel-Aziz. « Ce gouvernement est une invalidation de l’unité nationale, une façon de la paralyser pour que ce cabinet ne puisse pas prendre la moindre décision sérieuse et efficace, notamment en ce qui concerne la reconstruction de ce pays », a-t-il déploré. Mais pour Ahmad Fatfat, à tout malheur, quelque chose de bon : « Cette expérience pourrait s’avérer positive, ne serait-ce que pour se rendre compte à quel point ce qu’ils nous...