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Actualités - Chronologie

L’ALDL et la candidature des femmes mariées aux élections municipales

L’Association libanaise pour le développement local (ALDL) a tenu hier une conférence de presse portant sur la nécessité d’octroyer aux femmes mariées le droit de se présenter aux élections municipales dans leurs localités d’origine. Prenant la parole, Marie-Claude Hélou Saadé devait préciser que l’initiative de l’ALDL avait été lancée en raison des nombreuses requêtes parvenues à l’association de la part de femmes mariées souhaitant vivement participer aux activités du conseil municipal de leurs localités d’origine, mais qui en sont empêchées par les textes en vigueur. « Pourquoi devrait-on dénier à ces femmes, dont les racines demeurent profondément ancrées dans leurs villages d’origine, des racines que ni le temps ni les liens du mariage ne peuvent altérer, le droit de collaborer au développement économique et social des localités auxquelles elles sont viscéralement attachées ? » s’est interrogée la présidente de l’ALDL. Un droit d’autant plus justifié, selon l’argumentaire de l’association, que, d’une part, le candidat à l’élection parlementaire est autorisé à se présenter dans la circonscription de son choix et, d’autre part, l’élection municipale est régie par les dispositions de la loi électorale à l’exception de celles d’entre elles qui lui contreviendraient. Un double constat qui, selon la présidente de l’ALDL, « pave la voie, non point à une similitude de traitement en raison de la nature différente de la mission parlementaire, mais à un nécessaire assouplissement de la législation des municipalités en faveur des femmes mariées souhaitant se présenter aux élections municipales dans leurs contrées d’origine ». Le député Abdallah Farhat, qui a approuvé le bien-fondé de cette revendication et adopté la cause défendue par l’association, a présenté au cours de la conférence un projet d’amendement en ce sens de la loi sur les municipalités. Revenant aux motivations de la loi, M. Farhat devait déclarer qu’il « n’a jamais été dans l’intention du législateur de priver les femmes mariées de ce droit légitime qui n’est autre que l’application du principe d’égalité consacré par la Constitution. Le transfert de la femme sur le registre de son mari, par l’effet du mariage, ne lui ôte en aucune façon son droit d’appartenance à sa localité d’origine. L’amendement que nous proposons est un amendement mineur qui n’entache en rien l’esprit de la loi ».
L’Association libanaise pour le développement local (ALDL) a tenu hier une conférence de presse portant sur la nécessité d’octroyer aux femmes mariées le droit de se présenter aux élections municipales dans leurs localités d’origine.
Prenant la parole, Marie-Claude Hélou Saadé devait préciser que l’initiative de l’ALDL avait été lancée en raison des nombreuses requêtes parvenues à l’association de la part de femmes mariées souhaitant vivement participer aux activités du conseil municipal de leurs localités d’origine, mais qui en sont empêchées par les textes en vigueur. « Pourquoi devrait-on dénier à ces femmes, dont les racines demeurent profondément ancrées dans leurs villages d’origine, des racines que ni le temps ni les liens du mariage ne peuvent altérer, le droit de collaborer au...