Une campagne nationale a été lancée hier pour sensibiliser les Libanais à l’hémophilie, une maladie hémorragique héréditaire qui touche 500 personnes au Liban.
Le Liban est l’un des pays de la région qui accorde une grande importance au traitement des maladies chroniques, mais le ministère de la Santé ne réussit pas à couvrir tous les cas « parce que le poids supporté par le gouvernement est lourd ». C’est ce qu’a déclaré hier le ministre de la Santé, Mohammad Khalifé, au cours d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Le Bristol à l’occasion du coup d’envoi de la campagne nationale de sensibilisation à l’hémophilie, une maladie hémorragique héréditaire qui touche quelque 500 Libanais.
Le Dr Khalifé a expliqué que le budget accordé au ministère de la Santé (environ 45 milliards de LL) ne suffit pas pour couvrir l’ensemble des maladies chroniques. « Le traitement de la sclérose en plaques nécessite 12 milliards de LL par an et l’hémophilie 6 milliards de LL, sans oublier le cancer, l’épilepsie, le sida, etc. », a ainsi expliqué le ministre.
« La mauvaise utilisation du médicament est flagrante, affirme-t-il. Chez les personnes atteintes de cancer, à titre d’exemple, certains médecins insistent à entamer une chimiothérapie à un patient qu’ils savent déjà à un stade terminal et qui n’a donc aucune chance de guérir. Nous devons utiliser les moyens dont nous disposons de la meilleure façon possible. »
Le Dr Claudia Khayat, membre du comité de l’Association libanaise d’hémophilie (ALH), a donné un aperçu sur la maladie due au déficit d’une protéine de coagulation, habituellement présente dans le plasma. La personne hémophile manque d’un élément qui participe à la formation d’un caillot solide dans le processus de coagulation (facteur VIII pour l’hémophilie A ou facteur IX pour l’hémophilie B).
De son côté, la présidente de l’ALH, Solange Sakr, a exposé les activités organisées par l’association depuis sa fondation en 1992 pour « améliorer la situation médicale, sociale et pédagogique des hémophiles ».
Mme Sakr souligne dans ce cadre que seuls 50 % des cas d’hémophilie ont été diagnostiqués. « La campagne vise à dépister les autres patients à un stade précoce et à leur assurer le traitement adéquat », a-t-elle déclaré.
Quant au Dr Ali Taher, vice-président de l’ALH et de la Société libanaise d’hématologie (SLH), il a insisté sur l’importance d’un dépistage précoce de la maladie.
La campagne est lancée par le ministère de la Santé, l’ALH, la SLH et les laboratoires Novo Nordisk.
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Le Liban est l’un des pays de la région qui accorde une grande importance au traitement des maladies chroniques, mais le ministère de la Santé ne réussit pas à couvrir tous les cas « parce que le poids supporté par le gouvernement est lourd ». C’est ce qu’a déclaré hier le ministre de la Santé, Mohammad Khalifé, au cours d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Le Bristol à l’occasion du coup d’envoi de la campagne nationale de sensibilisation à l’hémophilie, une maladie hémorragique héréditaire qui touche quelque 500 Libanais.
Le Dr Khalifé a expliqué que le budget accordé au ministère de la Santé (environ 45 milliards de...