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Actualités - Chronologie

Liban-Damas Joumblatt : « Le mouvement souverainiste est en danger »

Du perron de Bkerké, le chef du PSP, Walid Joumblatt, a mis en garde contre un échec du 14 Mars aux prochaines législatives, qui permettrait à Damas de contrôler à nouveau le Liban. Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a effectué hier une visite-surprise à Bkerké où il a communiqué au chef de l’Église maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, les résultats de sa récente visite à Bkerké et passé en revue avec lui une série de questions liées à l’actualité politique locale. Dans une déclaration qu’il a faite à la presse au terme de l’entretien, M. Joumblatt a d’emblée indiqué : « Je suis venu pour dire que nous avons scellé plusieurs alliances politiques avec le patriarche et que nous avons gagné à travers elles. » Après avoir rappelé dans ce cadre les principales étapes que le pays a connues depuis le premier appel des patriarches en 2001 jusqu’au départ des Syriens du Liban, en passant par l’opposition de la majorité à la prorogation du mandat de l’ancien président Émile Lahoud, la tentative d’assassinat du député Marwan Hamadé puis l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri, le chef du PSP a souligné que « les Syriens sont entrés au Liban lorsque le sang de Kamal Joumblatt a été versé et en sont sortis lorsque celui de Rafic Hariri a été versé », en précisant que Hariri était persuadé que les Syriens allaient sortir du Liban et qu’il avait le sentiment qu’il allait être tué. « Aujourd’hui, je le dis en toute franchise, après toutes les victoires que nous avons remportées ensemble avec Sa Béatitude, qui a été le fer de lance de la révolution du Cèdre, consécutivement à son célèbre appel de l’an 2000 : nous sommes aux portes d’élections législatives cruciales et plus que jamais le mouvement souverainiste et indépendantiste est en danger. Ce mouvement qui œuvre pour un Liban indépendant et souverain, pour l’application de l’accord de Taëf et celui de Doha, pour que les armes soient seulement détenues par les autorités et pour que des relations amicales soient établies avec la Syrie. Plus que jamais ce mouvement est en danger, si nous échouons aux élections, Rustom Ghazalé ou ses collaborateurs n’auront pas besoin de revenir au Liban. Ils pourront diriger le pays de leurs bureaux à Damas ou à Rif Dimachk, mais si nous les remportons, nous pourrons poursuivre calmement le dialogue afin de contenir progressivement les armes du Hezbollah », a déclaré M. Joumblatt, Soulignant que sa position n’a rien à voir avec sa visite aux États-Unis, il a rappelé que l’administration Bush estimait que le comportement de la Syrie devrait changer, alors que la nouvelle administration Obama veut un désengagement et un rétablissement des relations avec Damas. « Je dois cependant avertir, et c’est là mon devoir, que le régime syrien est spécialisé dans la perte de temps. La révolution du 14 Mars et tous les Libanais doivent rester vigilants pour que les pourparlers israélo-syriens (de paix), s’ils reprennent, ne soient pas au détriment du Liban. » La même mise en garde a été adressée par M. Joumblatt dans son éditorial paru hier dans al-Anba’, organe du PSP. « Il semble que la normalisation avec le régime syrien s’accélère et suscite de nombreuses interrogations, à plusieurs niveaux, surtout que les divergences avec Damas persistent, que ce soit au sujet du tribunal innternational ou des résolutions du dialogue national », a-t-il fait valoir. Pour lui, cette normalisation, « qu’elle soit libanaise ou étrangère, est un cadeau gratuit fait au régime syrien, d’autant que de nombreux problèmes restent en suspens, comme la poursuite du trafic d’armes à la frontière ou la réactivation du Conseil supérieur libano-syrien (...) qui est contraire à tous les usages et les concepts diplomatiques, dans la mesure où il crée des canaux parallèles ». M. Joumblatt a insisté sur le fait que Damas « excelle dans la manipulation des régimes occidentaux auxquels elle multiplie les promesses sans offrir rien de concret ». Après avoir accusé la Syrie de vouloir « de nouveau hypothéquer la liberté de décision libanaise et palestinienne, afin de pouvoir s’en servir comme atout, dans le but de réaliser ses intérêts personnels », il a mis l’accent sur « certaines constantes dont les résolutions du dialogue qui ont été approuvées à l’unanimité et qui n’ont pas été mentionnées dans le discours présidentiel de l’Indépendance ». « L’insistance répétée sur les menaces israéliennes nous oblige à examiner et à adopter un plan de défense s’articulant autour de trois éléments : les armes sont exclusivement détenues par l’État, les autorités libanaises détiennent seules la décision de guerre et de paix, la réhabilitation de l’accord d’armistice avec Israël tout en profitant autant que possible des capacités de la Résistance dans le cadre de l’armée et de l’État, loin des propositions bizarres selon lesquelles des armes doivent être distribuées à tous les Libanais. »
Du perron de Bkerké, le chef du PSP, Walid Joumblatt, a mis en garde contre un échec du 14 Mars aux prochaines législatives, qui permettrait à Damas de contrôler à nouveau le Liban.
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a effectué hier une visite-surprise à Bkerké où il a communiqué au chef de l’Église maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, les résultats de sa récente visite à Bkerké et passé en revue avec lui une série de questions liées à l’actualité politique locale.
Dans une déclaration qu’il a faite à la presse au terme de l’entretien, M. Joumblatt a d’emblée indiqué : « Je suis venu pour dire que nous avons scellé plusieurs alliances politiques avec le patriarche et que nous avons gagné à travers elles. » Après avoir rappelé dans ce cadre les principales étapes que le pays a connues depuis...