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Geagea : La question des détenus en Syrie est « une affaire d’État »

Le chef du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a souligné hier que la question des détenus libanais en Syrie était « une affaire d’État, et non d’une communauté, d’une région ou d’une formation politique ». S’exprimant à l’issue d’une rencontre à Meerab avec une délégation de la Fondation des droits de l’homme et du droit humanitaire, et du Comité des familles des détenus dans les prisons syriennes, M. Geagea a ajouté : « Que les Syriens fassent le black-out sur cette affaire est compréhensible, mais inacceptable. Mais que les pouvoirs publics libanais ne la prennent pas au sérieux, cela est incompréhensible. » « Tout contact officiel entre les deux États, quelle qu’en soit l’orientation, doit en priorité englober la question des détenus, car l’État libanais ne peut pas abandonner des centaines de ses ressortissants, faute de quoi il perdrait la confiance du peuple », a-t-il dit. Par conséquent, a-t-il ajouté, « il faut que l’État libanais et le président de la République accordent à cette affaire la place qu’elle mérite et œuvrent à la régler avant d’entrer dans d’autres détails ». « On ne saurait normaliser les relations entre les deux pays ou prendre la moindre initiative avant d’en finir avec ce dossier qui ne demande que quelques réunions entre responsables des deux pays », a-t-il encore dit. Par ailleurs, M. Geagea a déclaré ne pas craindre un torpillage des élections législatives du printemps prochain. « En revanche, je crains que la partie adverse n’ait recours, au cas où elle sentirait qu’elle ne remporterait pas de gains électoraux, à son passe-temps favori, les assassinats et les attentats ici ou là », a-t-il dit. Enfin, interrogé sur les propos de certains piliers de la minorité sur une aggravation des disputes au sein du 14 Mars, notamment entre chrétiens, au sujet de la répartition des sièges de députés, le chef des FL a répondu : « Ils sont très forts dans cela. Ils tentent de créer un climat donné, d’inventer des problèmes et de donner une image non conforme à la réalité. » « En fait, a-t-il ajouté, il y a de grandes discussions au sein du 14 Mars en prévision d’un accord sur les listes électorales. Mais je ne doute pas un seul instant que ces discussions conduiront en fin de compte à des listes unifiées dans tout le Liban. Je souhaite qu’au lieu de se distraire avec les débats au sein du 14 Mars, l’opposition s’occupe de ses propres problèmes, comme par exemple la candidature envisagée de (l’ancien ministre) Wi’am Wahhab à Baabda. »
Le chef du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a souligné hier que la question des détenus libanais en Syrie était « une affaire d’État, et non d’une communauté, d’une région ou d’une formation politique ».
S’exprimant à l’issue d’une rencontre à Meerab avec une délégation de la Fondation des droits de l’homme et du droit humanitaire, et du Comité des familles des détenus dans les prisons syriennes, M. Geagea a ajouté : « Que les Syriens fassent le black-out sur cette affaire est compréhensible, mais inacceptable. Mais que les pouvoirs publics libanais ne la prennent pas au sérieux, cela est incompréhensible. »
« Tout contact officiel entre les deux États, quelle qu’en soit l’orientation, doit en priorité englober la question des détenus, car l’État libanais ne...