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Actualités - Chronologie

La « fronde » des médecins contre les actes de banditisme à Baalbeck

La région de Baalbeck, à l’instar d’autres secteurs du pays, est le théâtre d’une multiplication de vols à main armée qui ont visé, entre autres, plusieurs médecins, provoquant un mouvement de protestation au niveau d’une partie du corps médical. Les actes de banditisme à répétition dont est le théâtre la région de Baalbeck, et qui ont visé récemment plusieurs médecins, ont fini par provoquer l’ire des membres du corps médical et paramédical non seulement à Baalbeck, mais également dans certaines régions d’où sont originaires des médecins qui ont été victimes de ces vols à main armée. La répétition de ces actes de banditisme a provoqué au fil des jours un dangereux climat d’insécurité et de psychose, au point que certains médecins menacent ouvertement de ne plus répondre à des appels d’urgence pour traiter des malades si aucune mesure n’est prise pour mettre un terme à cette insécurité, désormais galopante et chronique. Des appels ont notamment été lancés au ministre de l’Intérieur, Ziyad Baroud, afin qu’il se saisisse du dossier et qu’il prenne les décisions qui s’imposent sur ce plan. Le dernier en date de ces vols à main armée a visé le Dr Chaker Habchi sur la route de Baalbeck, alors qu’il regagnait dimanche soir son domicile à Deir el-Ahmar (près de Baalbeck), après avoir soigné un malade en urgence à l’hôpital al-Rayane, à Baalbeck. À sa sortie de l’établissement hospitalier, il a été intercepté sur la route principale de Baalbeck par des individus armés qui lui ont volé sa voiture ainsi que l’argent qu’il portait sur lui. Pour protester contre cet incident, les médecins et les employés de l’hôpital gouvernemental Émile Bitar de Batroun ont organisé hier un sit-in de solidarité avec le Dr Chaker Habchi. Le travail a été interrompu durant une courte période à l’hôpital et les membres du corps médical et paramédical se sont rassemblés à l’entrée de l’établissement en présence du directeur, Élias Hachem, et du président du syndicat des employés, Saad Bassile. Le président du comité médical, Ghassan Fadel, a prononcé à cette occasion une courte allocution dans laquelle il a souligné que « le problème (des actes de banditisme) ne se limite pas uniquement au Dr Habchi du fait que ces actes se répètent depuis quelque temps dans plusieurs régions ». « L’incident qui s’est produit à Baalbeck est intervenu après une série d’actes similaires survenus ces derniers jours à Amchit, à Baabda, à Jounieh, à Kfar Hbeb et au Koura, a indiqué M. Fadel. Tous ceux qui se livrent à de tels agissements sont les ennemis de tout le peuple libanais et sont les adversaires de l’édification de l’État libanais. Nous condamnons l’agression contre le Dr Habchi et nous réclamons l’édification de l’État sur des bases rationnelles. » Le directeur de l’hôpital Émile Bitar, le Dr Hachem, a pris à son tour la parole pour stigmatiser l’agression dont a été victime le Dr Habchi. Rappelons que les médecins, le personnel infirmier et le personnel paramédical de la région de Baalbeck-Hermel avaient interrompu le travail, lundi, deux heures durant, et s’étaient rassemblés devant le sérail de Baalbeck pour protester contre la multiplication des actes de banditisme, visant notamment des médecins sur les routes, dans la région de Baalbeck. Le Dr Habchi et le Dr Mehdi Dara ont apporté à cette occasion leur témoignage, relatant les faits des agressions dont ils ont été récemment victimes. Le Dr Oussama Chamas a ensuite donné lecture d’un communiqué au nom des participants au rassemblement, demandant au ministre de l’Intérieur d’« intervenir dans les plus brefs délais pour trouver une solution à ce problème grave et chronique, d’autant que nous avons le sentiment qu’il n’existe pas un État qui assure notre protection ». « Nous avons le regret de ne pas répondre aux appels d’urgence pour soigner des malades si la sécurité sur les routes n’est pas assurée car le médecin est devenu en danger, et dans ce contexte, nous présentons à l’avance nos excuses à la population sur ce plan », a conclu le Dr Chamas qui a brandi la menace d’une escalade dans le mouvement de fronde si aucune mesure n’est prise pour assurer la sécurité sur les routes de Baalbeck. À l’issue du rassemblement, une pétition adressée au ministre de l’Intérieur a été remise au caëmacam de Baalbeck, Omar Yassine.
La région de Baalbeck, à l’instar d’autres secteurs du pays, est le théâtre d’une multiplication de vols à main armée qui ont visé, entre autres, plusieurs médecins, provoquant un mouvement de protestation au niveau d’une partie du corps médical.
Les actes de banditisme à répétition dont est le théâtre la région de Baalbeck, et qui ont visé récemment plusieurs médecins, ont fini par provoquer l’ire des membres du corps médical et paramédical non seulement à Baalbeck, mais également dans certaines régions d’où sont originaires des médecins qui ont été victimes de ces vols à main armée. La répétition de ces actes de banditisme a provoqué au fil des jours un dangereux climat d’insécurité et de psychose, au point que certains médecins menacent ouvertement de ne plus répondre à des appels...