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Joumblatt se déchaîne contre « les généraux ratés qui font de folles propositions »

Walid Joumblatt accuse le général Michel Aoun de vouloir transformer le Liban en une seconde Somalie et qualifie de « folles » ses propositions sur la stratégie défensive. Dans un discours à Los Angeles, le leader du PSP a réaffirmé son attachement aux grands principes nationaux de l’alliance du 14 Mars qui doit se présenter aux prochaines législatives. Le chef du PSP a renoué une nouvelle fois avec la virulence verbale à l’occasion d’un discours qu’il a prononcé lundi soir à Los Angeles, lors d’un dîner offert par l’Institut Walid Joumblatt pour les études universitaires, en présence d’une foule d’émigrés libanais et de personnalités américaines. S’en prenant aux propositions faites par le chef du CPL sur la stratégie défensive, M. Joumblatt a, par la même occasion, repris un discours très « quatorze-marsiste » sur le thème de la justice pour les martyrs du 14 Mars, de l’État détenteur exclusif de la force militaire et de la souveraineté arrachée à la tutelle syrienne. Il a aussi mis l’accent sur la nécessité pour l’alliance du 14 Mars de se présenter unie aux prochaines législatives. « Nous avons rendez-vous, au printemps prochain, avec une étape cruciale de notre vie politique, du destin du Liban et de l’histoire de la révolution du Cèdre, a déclaré M. Joumblatt. Une victoire aux élections signifierait que nous resterons fidèles à la mémoire de nos chers martyrs, hommes politiques, députés, écrivains, journalistes, militaires et civils innocents. Par leur sang, ils ont ouvert la voie au Liban libre, souverain et indépendant. » « Soyons clairs : nul ne doit oublier qu’il n’y aura aucun compromis, aucune solution avec le ou les criminel(s), individus ou régimes, qui sont responsables des meurtres des Libanais libres qui avaient eu le courage de dire non à l’hégémonie syrienne à la fin de l’été 2004 et avaient défié la tyrannie le 14 mars 2005. La justice doit être faite. Elle sera faite », a-t-il martelé. « Une victoire aux élections équivaudrait à donner à l’État – et seulement à l’État – les moyens de mettre en place la stratégie défensive adéquate en cas d’attaques israéliennes et de contrôler de manière efficace les frontières libanaises afin de mettre un terme au trafic d’armes et à l’infiltration des terroristes », a-t-il par ailleurs souligné. « Une victoire aux élections signifierait que seul l’État libanais, par le biais de ses forces armées, est censé être responsable de l’application de la loi dans toutes les régions du pays et avoir le dernier mot en matière de guerre et de paix, a dit encore M. Joumblatt. L’objectif du dialogue actuel est de parvenir à une approche constructive permettant l’intégration progressive et ordonnée de l’appareil militaire du Hezbollah au sein de l’État libanais et de l’armée libanaise, tout en soulignant l’importance extrême de la sauvegarde de l’unité nationale. Le but est également de mettre un terme à la confusion ou l’ambivalence entre l’autorité de l’État et, dans une première étape, aux armes palestiniennes hors des camps. » Torpiller le dialogue « Pour ces raisons, une victoire aux élections permettrait de protéger le Liban face aux militaires ratés, aux généraux de circonstance qui méritent à peine le grade de caporal et qui, sur la table de dialogue, avancent de folles propositions », a-t-il lancé. « Si ces idées venaient à être mises en œuvre, elles conduiraient à une distribution généralisée des armes, ce qui anéantirait tous les efforts visant à mettre en place un État central solide et une armée nationale forte. Elles feraient du Liban une seconde Somalie infestée de pirates à l’intérieur et sur les côtes. Sauf si, derrière ces propositions, se cache l’intention de torpiller le dialogue ou de l’empêcher de progresser afin de faire en sorte que le Liban apparaisse comme un État ingouvernable et qui a besoin de nouveau de la tutelle syrienne », a-t-il poursuivi. « Une victoire aux élections renforcerait la position du Liban pour réclamer la rétrocession des fermes de Chebaa loin de tout bazar entre Israël et le régime syrien aux dépens de la souveraineté et de l’indépendance du Liban », a-t-il également souligné. « Nous luttons pour la liberté, l’indépendance et la justice. N’oublions pas le droit des Palestiniens aussi à la liberté, l’indépendance et la justice en Palestine, ainsi que notre engagement moral et politique à l’égard des réfugiés palestiniens au Liban, ce qui nous impose de relever leur niveau de vie en conformité avec la Charte des droits de l’homme », a-t-il déclaré d’autre part. Après avoir exprimé son « admiration » pour le peuple américain et la nation américaine « dans la volonté de changement », M. Joumblatt a remercié les personnalités présentes dans l’assistance. Il a accordé une attention particulière à l’ancien ambassadeur des États-Unis à Beyrouth, Jeffrey Feltman, qu’il a qualifié de « grand ami du Liban et de la révolution du Cèdre, et ami personnel ». « Lorsque nous avions osé protester et dire non, nous n’avions peur de rien, si ce n’est de succomber à la peur elle-même. Nous avions pris notre route sur la voie de la liberté et la justice qui méritent tous les sacrifices. Nous avions enterré nos martyrs sans pleurer leur mort. Allons aux élections unis, déterminés et forts, comme d’habitude, et même plus forts qu’auparavant. Gagnons les élections pour gagner la liberté, la justice et le Liban », a-t-il conclu.
Walid Joumblatt accuse le général Michel Aoun de vouloir transformer le Liban en une seconde Somalie et qualifie de « folles » ses propositions sur la stratégie défensive.
Dans un discours à Los Angeles, le leader du PSP a réaffirmé son attachement aux grands principes nationaux de l’alliance du 14 Mars qui doit se présenter aux prochaines législatives.
Le chef du PSP a renoué une nouvelle fois avec la virulence verbale à l’occasion d’un discours qu’il a prononcé lundi soir à Los Angeles, lors d’un dîner offert par l’Institut Walid Joumblatt pour les études universitaires, en présence d’une foule d’émigrés libanais et de personnalités américaines.
S’en prenant aux propositions faites par le chef du CPL sur la stratégie défensive, M. Joumblatt a, par la même occasion, repris un discours...