Biodiversité
Une petite fleur unique au monde mobilise les défenseurs de l’environnement
le 17 novembre 2008 à 00h00
Il n’y a plus qu’une trentaine de pieds d’Armérie de Belgentier contre mille en 1990.
La LPO et la Société nationale de protection de la nature ainsi que des particuliers ont déposé en avril une requête en annulation du Plan local d’urbanisme (PLU) adopté en octobre 2007 par Solliès-Toucas, commune de 4 800 habitants à 17 km de Toulon (France). Dans cette requête, transférée cette semaine du tribunal administratif de Nice à celui de Toulon, ils s’alarment « du risque d’extinction que fait peser le nouveau document d’urbanisme sur l’Armeria Belgenciensis » qui n’existe qu’à Solliès-Toucas dans une zone où elles accusent la mairie de vouloir développer un complexe touristique.
Le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Allain Bougrain-Dubourg va même jusqu’à interpeller le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo, estimant qu’« à l’heure où l’Europe et la France s’engagent à stopper la perte de diversité d’ici à 2010, il est navrant que des aménagements effacent les espèces les plus rares de notre patrimoine ». « Nous sommes l’un des pays les plus riches au monde en termes de biodiversité, nous avons un devoir de préservation », poursuit M. Bougrain-Dubourg.
L’Armérie de Belgentier, qui fleurit à la fin de l’été, est couverte par l’arrêté du 20 janvier 1982 sur les espèces végétales protégées en France. Depuis quinze ans, le Conservatoire botanique de Porquerolles (Var) a plusieurs fois alerté la commune sur le recul alarmant du nombre de pieds provoqué par des chèvres débroussailleuses ou des travaux. Il y avait mille pieds en 1990, il n’en reste qu’une trentaine. « Ce serait une des premières espèces endémiques à disparaître en France continentale », observe Henri Michaud, botaniste au Conservatoire.
Il n’y a plus qu’une trentaine de pieds d’Armérie de Belgentier contre mille en 1990.
La LPO et la Société nationale de protection de la nature ainsi que des particuliers ont déposé en avril une requête en annulation du Plan local d’urbanisme (PLU) adopté en octobre 2007 par Solliès-Toucas, commune de 4 800 habitants à 17 km de Toulon (France). Dans cette requête, transférée cette semaine du tribunal administratif de Nice à celui de Toulon, ils s’alarment « du risque d’extinction que fait peser le nouveau document d’urbanisme sur l’Armeria Belgenciensis » qui n’existe qu’à Solliès-Toucas dans une zone où elles accusent la mairie de vouloir développer un complexe touristique.
Le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Allain Bougrain-Dubourg va même jusqu’à interpeller le...
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