La Turquie s’est jointe pour la première fois à des pays d’Europe de l’Est et du Caucase réunis hier à Bakou pour un sommet visant à promouvoir les couloirs énergétiques de la Caspienne à l’Europe, pour contourner la Russie dont le Vieux Continent cherche à réduire sa dépendance.
Le président turc, Abdullah Gül, a participé à cette rencontre aux côtés des leaders azerbaïdjanais, géorgien, lituanien, polonais et ukrainien, le quatrième sommet énergétique organisé par ce groupe de pays pro-occidentaux.
Devenue un acteur énergétique important au Proche-Orient et dans le Caucase, la Turquie entend jouer un plus grand rôle diplomatique dans cette région, théâtre d’un conflit armé entre la Russie et la Géorgie en août. « La crise qui a éclaté en août en Géorgie a confirmé que des conflits non réglés dans la région constituaient une menace majeure pour la sécurité et la stabilité », a déclaré M. Gül. Pour sa part, le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, a condamné l’attaque de la Russie en août contre son pays, qui avait pour but, selon lui, de mettre en doute la viabilité des couloirs énergétiques à travers le Caucase.
La crise gazière russo-ukrainienne de 2006 a mis en lumière la position de dépendance énergétique de l’UE face à la Russie qui contrôle plus ou moins entièrement les réseaux d’approvisionnement et de transit du pétrole et du gaz naturel vers l’UE. Au cours du sommet, les dirigeants de l’Azerbaïdjan, la Géorgie et l’Ukraine se sont longuement réunis pour discuter des projets de renforcement des couloirs énergétiques reliant la Caspienne riche en énergie à l’Europe.
Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, dont le pays riche en ressources énergétiques est au centre des efforts de ces nations, « se réjouit de développer les partenariats énergétiques dans la région », a-t-il dit.
Évoquant des préoccupations selon lesquelles le Caucase et l’Europe de l’Est seront une priorité moins grande pour le nouveau président américain élu, Barack Obama, le secrétaire d’État américain à l’Énergie, Samuel Bodman, a affirmé qu’il s’attendait à ce que la nouvelle administration reste engagée dans ces régions. Soutenues par des pays occidentaux, des sociétés énergétiques ont beaucoup investi dans la construction d’oléoducs et de gazoducs de l’Azerbaïdjan à la Turquie en passant par la Géorgie, et ensuite vers les marchés occidentaux demandeurs.
Le sommet énergétique intervient au lendemain de l’annonce par l’UE d’une stratégie détaillée de diversification de ses fournisseurs énergétiques, confirmant sa méfiance vis-à-vis de son grand partenaire russe pour le gaz et le pétrole.
Ce plan vise à développer certains projets d’infrastructure clefs, facilitant les importations non russes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Turquie s’est jointe pour la première fois à des pays d’Europe de l’Est et du Caucase réunis hier à Bakou pour un sommet visant à promouvoir les couloirs énergétiques de la Caspienne à l’Europe, pour contourner la Russie dont le Vieux Continent cherche à réduire sa dépendance.
Le président turc, Abdullah Gül, a participé à cette rencontre aux côtés des leaders azerbaïdjanais, géorgien, lituanien, polonais et ukrainien, le quatrième sommet énergétique organisé par ce groupe de pays pro-occidentaux.
Devenue un acteur énergétique important au Proche-Orient et dans le Caucase, la Turquie entend jouer un plus grand rôle diplomatique dans cette région, théâtre d’un conflit armé entre la Russie et la Géorgie en août. « La crise qui a éclaté en août en Géorgie a confirmé que des conflits non...