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Actualités - Chronologie

Dialogue des cultures : Sleiman réaffirme l’ambition internationale du Liban

C’est un discours empreint d’un grand humanisme que Michel Sleiman a tenu hier à la tribune des Nations unies dans le cadre de l’Assemblée générale sur la « Culture de la paix ». Pour le chef de l’État, « nous avons fortement besoin de prévenir les maux qu’entraîne la force commise en réaction aux appels visant à exclure, voire anéantir celui qui est différent de nous. Il est impérieux pour cela que nous instaurions un dialogue véritable, le dialogue de la vie et des idées, un dialogue à la fois patient et audacieux, afin de jeter les bases des relations entre les peuples de religions et de cultures diverses », a-t-il souligné. « Diverses expériences, y compris notre propre expérience libanaise, nous ont enseigné que le véritable dialogue est celui qui survit aux craintes et aux tentatives d’intimidation et qui permet aux personnes de construire des passerelles en vue de surmonter la peur, l’intimidation et d’éteindre les incendies allumés par les tensions et le fanatisme », a ajouté le président Sleiman, qui a tenu toutefois à préciser qu’un « recours brusque au dialogue pour régler les conflits existants ou pour désamorcer ceux qui couvent ne peut produire le moindre résultat s’il n’est pas fondé sur un long processus cumulatif, bâti avec soin, basé sur des liens de confiance et d’ouverture sur l’autre ». Le président Sleiman a également souligné que « l’efficacité du dialogue reste tributaire de relations de forces asymétriques et la persistance de la domination, de l’oppression et de l’arbitraire met en jeu sa crédibilité. Cela est surtout vrai au Moyen-Orient et en Terre sainte. Comment peut-on encourager et le dialogue et le progrès lorsque persiste l’occupation israélienne des terres palestiniennes et arabes et quand les droits fondamentaux du peuple palestinien sont systématiquement bafoués, notamment le droit des réfugiés au retour sur leurs terres et dans leur foyer ? » s’est-il demandé. Et d’enchaîner en rappelant que « ceux qui aiment le Liban – et ils ne sont pas peu nombreux – savent fort bien que notre pays a des caractéristiques uniques qui lui ont permis de surmonter les drames qui ont mis à l’épreuve notre volonté de vivre ensemble dans un seul pays riche dans sa diversité, fermement convaincu de son appartenance arabe et interagissant avec les cultures du monde ». Pour lui, le Liban est « l’espace le plus grand et le plus riche pour le dialogue entre les religions et les cultures, au service du monde arabo-musulman et du monde entier. Dans l’allocution que j’avais prononcée devant l’Assemblée générale en novembre dernier, j’avais eu l’occasion de dire que “la philosophie de l’unité libanaise est fondée sur le dialogue, la réconciliation et la coexistence” et de souligner notre ambition de voir le Liban devenir un centre international pour la gestion du dialogue entre les civilisations et les cultures et par conséquent un laboratoire mondial pour ce dialogue entre les entités », a insisté le chef de l’État. « Nous sommes réunis ici aujourd’hui pour dire notre refus du choc des ignorances et pour souligner notre volonté de travailler ensemble dans les domaines de l’éthique, de la culture, de la politique et de relations internationales saines. Notre réunion ici a une portée symbolique », a conclu Michel Sleiman.
C’est un discours empreint d’un grand humanisme que Michel Sleiman a tenu hier à la tribune des Nations unies dans le cadre de l’Assemblée générale sur la « Culture de la paix ».
Pour le chef de l’État, « nous avons fortement besoin de prévenir les maux qu’entraîne la force commise en réaction aux appels visant à exclure, voire anéantir celui qui est différent de nous. Il est impérieux pour cela que nous instaurions un dialogue véritable, le dialogue de la vie et des idées, un dialogue à la fois patient et audacieux, afin de jeter les bases des relations entre les peuples de religions et de cultures diverses », a-t-il souligné. « Diverses expériences, y compris notre propre expérience libanaise, nous ont enseigné que le véritable dialogue est celui qui survit aux craintes et aux tentatives...